INDICATION DE L'EMPLOI DE L’EXTENSION CONTINUE
C'est surtout dans les fractures du corps du fémur que l'emploi de l'extension continue est indiqué. Pour l’extrémité supérieure de l'os, les grands raccourcissements ne s'observent que dans les fractures extra-capsulaires ; les fragments se portent en dehors en formant un angle.
Suivant la comparaison frappante de M. le Professeur Le Fort, la cuisse ressemble à un bâton que l’on a fortement incurvé. Si on veut lui rendre sa forme première, on n'a qu’à presser sur cette partie déformée en maintenant avec les mains les deux extrémités. Il faut agir de même pour la cuisse. On applique des compresses graduées au niveau de la fracture et on les maintient par une longue attelle solidement fixée à la jambe et à la hanche.
Pour l’extrémité inférieure de l'os, le raccourcissement est aussi en rapport avec le lieu de la lésion; peu prononcé etd'une constatation difficile dans les fractures intéressant simplement les condyles, on peut dire qu’il devient d'autant plus accentué et saisissable que la blessure remonte plus haut. A cause de son voisinage, l’articulation fémoro-tibiale présente ordinairement de telles lésions que l’on s'occupe peu de la question du raccourcissement.
Dans les fractures du corps du fémur, le raccour£issement du membre est le phénomène capital, le plus constant; la fracture étant généralement oblique, les deux fragments se sont abandonnés, ils sont appliqués l’un contre l’autre. Il faut lirer dessus pour leur rendre leur position et, à cause de leur obliquité, il faut que cette traction soit constante.
Appareil modifié du docteur Hennequin.
Le dernier appareil du docteur Hennequin a été bien