‹ De L'Extension De La Notion De Risque Au Paiement Des ChèquesChapitre 24 sur 31 · DL EE · texte numérisé non relu

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assurances. L'industrie et le commerce n’ont pas été tués par les primes qu'ils ont dû payer dans ces vingt dernières années. Dans son célèbre traité de droit commercial, Cesare Vivante a défendu des idées analogues : « S'il n'y a pas eu de faute imputable à l’un ou à l’autre (tireur ou tiré) le dommage retombe sur le banquier qui a payé. Et en vérité la fraude était dirigée contre lui et il ne peut se soustraire et se décharger sur son client du préjudice subi. S’il a accepté le service de caisse de son client et y gagne une commission, il est juste qu'il supporte les risques inhérents à ce service. Enfin on ne doit pas oublier qu'il est facile au banquier de se couvrir contre ce risque professionnel par une augmentation de sa commission ; que le très-grand nombre des opérations et des profits qu'il en retire peuvent le compenser d’une perte qui serait irréparable pour le client. » (Vivante,-t. TI .p. 611441641911):

D'autre part les Banques deviendront plus prudentes dans le payement des chèques ; elles procèderont avec plus de lenteur. Et cela même sera un bien. Sans dout> il n’est pas agréable ni avantageux d'attendre devant un guichet que des vérifications minutieuses soient faites, mais il importe, en cette matière, de fatiguer et de dégoûter le public, afin qu'il renonce à venir lui-même présenter ses chèques.

Plutôt que de perdre une demi-heure ou une heure devant un guichet où l’on est inconnu, l’on passera tout simplement ses chèques à sa propre banque, en mettant sa signature au dos, et au besoin en les barrant. Celle-ci se chargera de l’encaissement, qui, d'elle à un banquier tiré, se réduira à un jeu d'écriture. Et ainsi les risques de payement illégitime seront fort réduits. Que si le porteur du chèque a besoin d'argent de suite, il en

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