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se sont ralliés à l’idée d’une loi étendant à l’agriculture le principe du risque professionnel en précisant bien ses conditions d’application ».
Un semblable désir de voir la réalisation prochaine de la réforme s’affirmait .pressant au Congrès régional de Beauvais, les 5 et 6 Juin 1914. La Société des Agriculteurs du Nord déposait un vœu unanime, tendant (à ce que la loi de 1898, remaniée de façon à être applicable aux ouvriers agricoles, soit étendue aux travailleurs du sol ».
Indiquons pour terminer que la Société de Protection de la main-d'œuvre agricole, fondée et présidée par M. Fernand David, ancien ministre de l’agriculture, avait, dès sa fondation, constitué une Commission de législation rurale qui avait entrepris sans retard l’étude de la question et qu’au surplus, beaucoup d'agriculteurs usaïent en fait de la faculté que leur avait accordée la loi du 18 Juillet 1907 d’adhérer à la loi de 1898. Des organisations mutuelles * se formaient un peu partout dans le but de garantir les exploitants agricoles contre les risques d'accident.
(1) On pouvait citer : La Mutuclle Agricole Tourangelle, Caisse régionale de réassurance qui groupait environ 60 caisses locales régionales ; la Caisse d’'Assurances- Accidents, la Sarthoise, et les Caisses Mutuelles de l'Administration centrale des laiteries coopératives de Charente et du Poitou.