MEGA ER
niam. » L'hypothèque, en effet, ne s'éteint que par le payement ou un mode d'extinction analogue. Une obli- “gation naturelle subsiste « remanet propler pignus naturalis obligatio, » donc le créancier conserve ses droits sur la chose qui est hypoth équée à la sûreté de sa créance.
Dans notre hypothèse, les intérêts du créancier seront toujours sauvegardés : s’il possède il a un droit de rétention, s’il ne possède pas ila l’action hypothécaire, car il subsiste à son profit une obligation naturelle qui devient efficace à raison de l’hypothèque qui en garantit l'exécution.
Quel est l’effet de la réunion des qualités de débiteur principal et de débiteur accessoire sur là même tête? L'obligation principale subsiste toujours, quant à l’obligation accessoire elle ne s'éteint que si l'obligation principale est plus énergique, par exemple en cas de fidéjussion, lorsqu'un fidéjusseur succède au débiteur principal, la fidéjussion s'éteint si l'obligation principale est plus énergique.
Mais il pourrait se faire que l'obligation principale fut moins énergique que l'obligation accessoire, quelle sera notre solution si, par exemple, l'obligation prineipale est: simplement naturelle tandis que l'obligation accessoire est civile ? Nous déciderons dans ce cas que l'obligation accessoire subsistera et garantira l’exécution de l'ooligation principale, ainsi le fidéjusseur restera obligé à ce litre (L. 95, $ 3, De solutionibus). Don-