SYMPTOMES
Les signes de l’adénopathie tuberculeuse se tirent de l'étude des tumeurs ganglionnaires aux diverses périodes de leur évolution et des troubles fonctionnels que la présence de ces tumeurs fait naitre dans certains cas,
Les tumeurs ganglionnaires se présentent sous des aspects différents suivant que la tuberculose est monoganglionnaire où poly-glanglionnaire.
1° Tuberculose mono-ganglionnaire. — Il est commun d'observer dans une région, au cou par exemple, l’éxistence d’un ganglion isolé qui, ayant grossi peu à peu, presque à l'insu des malades, atteint le volume d’une amande et même d’un œuf de poule. Il est arrondi, ovoïde en général; la peau qui le recouvre est parfaitement saine et mobile; il glisse sur lès parties profondes ; il estferme ou parfois un peu élastique, insensible à la pression. Habituellement il ne gène guèrele malade que par son volume, l'aspect disgracieux qu'il donne à la région lorsqu’elle est découverte, comme le cou par exemple.
20 Tubereuluse poly-ganglionnaire. — Il est rare qu'un ganglion tuberculeux reste ainsiisolé ; dès queson volume atteint celui d’une petite amande, ilést fréquentde sentir autour de la petite tumeur, de petits ganglions en voie d’accroissement, sorte de petits satellites dont le nombre
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augmente peu à peu à la périphérie ou dans le voisinage du ganglion malade. Même alors que la palpationla plus soigneuse ne peut faire découvrirces ganglions satellites, il est fréquent de les trouver au cours de l'opération pendant laquelle on doit même les rechercher minutieusement.
Cette extension du processus morbide ne suit pas toujours le cours de la lymphe. Il n'est pas rare de le voir remonter le courant et l'envahissement qui a débuté par exemple dans les ganglions de l'aisselle s'étend au eou, dans la région sus-elaviculaire ; puis, suivant la gaîne des vaisseaux, gagne la région sous-maxillaire et l'apophyse mastoïde. La marche descendantes'observe plus souvent. Lorsque le processus suit le courant lymphatique il n'est pas rare de le voir sauter des groupes ganglionnaires importants. C'est ainsi que lorsque le processus tuberculeux remonte de ganglion en ganglion, de la main à l'aisselle, on voit les ganglions du eubitus rarement pris ; les ganglions du ereux poplité sont plus rarement encore malades lorsque le processus suit le courant lymphatique du membre inférieur. |
Entin des ganglions superficiels le mal se propage aux ganglions profonds, gagne ceux des cavités thoracoabdominales. En présence de l'adénite tuberculeuse de laine il faut toujours explorer, parla palpation profonde, la fosse iliaque et il n'est pas rare d'y sentir, tuméfiés aussi, les ganglions de la chaîne iliaque externe : certains abeès froids iliaques auraient même pour origine des adénites et des périadénites tuberculeuses.
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Au cou l’inflammation bacillaire peut gagner de proche eu proche les ganglions du médiastin,
Les ganglions isolés se rapprochent en augmentant de volume ; leur accroissement ne se fait pas sans de nombreuses poussées de périadénite qui ont pour résultat d’accoler les petites masses voisines et aussi de former, variété extrêmement importante de l’adénite tubereuleuse, le paquet ganglionnaire tel qu'on le trouve à l’aisselle, surtout à l’aine. Il est fréquent aussi au cou...
C'est unetumeur épaisse, à surface irrégulière, lobulée, noueuse, indurée...; mobile sur la peau et sur le plan profond au début, elle ne tarde pas à contracter des adhérences avec les organes voisins et avec la peau ; c'est à cause de ces adhérences que cette variété est importante à connaître.
C’est en allant à la recherche de ces ganglions agglomérés que le chirurgien est souvent entraîné plus loin qu'il ne le désirerait, mis dans lalternative de laisser des ganglions malades profonds, ou de tenter lextirpation de masses sondées à la veine jugulaire ou aux carotides. C’est dans des cas pareils que sont survenus des accidents mortels qui, à certains moments, ont jeté sur l'opération de l’extirpation un juste diserédit. Ces faits doivent engager le chirurgien à extirper les ganglions avant qu'ils ne soient conglomérés ;1l évitera ainsi les poursuites dangereuses en empêchant la périadénite de se transmettre de ganglion en ganglion. -
Lorsque l’inflammation passe à la phase de caséification et de suppuration les phénomènes sont différents et variables. On peut diviser ces cas en 2 groupes :
= Re 1° Ceux ou l’adénite est caractérisée par la fonte ganglionnaire ;
2° Ceux où il y a adénite et périadénite suppurées.
Dans le premier cas le pus contenu dans une poche encore intacte et épaissie donne la sensation d’une nasse fluctuante. La peau n’est ni rouge ni chaude; c’est Pabcès froid ganglionnaire, La tumeur ést indépendanté de la peau et des tissus profonds et on peut l’extirper quelquefois sans l’ouvrir. |
Dans les polyadénites chroniques des strumeux on voit ces vastes colliers caractéristiques présenter des lésions à tous les stades. En certains points on sent des masses indurées glissant sous la peau, tandis qu'un ganglion de la même agglomération est en voie de suppuration et présente de la fluctuation.
2% Dans le second cas, lorsqu'il y a de l’adénite et dela périadénite suppurée,les ganglions baignent dans le pus, la peau est soulevée et tendue, rougit, s’infiltre, se plisse mal ; détruite peu à peu par sa face profonde elle s'amincit et ne forme bientôt plus qu’une mince pellicule violacée à la partie saillante de la collection. Enfin Pabcès s’ouvre, la caverne ganglionnaire se vide, et comme elle n’a aucune tendance à se fermer, la fistule ganglionnaire est formée avec tous ses caractères.
Les troubles fonctionnels produits par linflammation du tissu ganglionnaire ou par la compression des organes si importants situés près des ganglions malades, ne sont pas aussi fréquents qu’on serait tenté de le croire à la vue de cés volumineuses tumeurs du cou, de laisselle et de l’aine qu’on observe si souvent,