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ment. Traitée convenablement, l’'inflammation avait disparu, mais l’engorgement avait persisté, sans provoquer aucune douleur. Il avait continué son service ; mais une nouvelle irritation de la bouche, des gencives surtout étant survenue, la tumeur, jusque-là stationnaire, avait augmenté de volume, et depuis n'avait cessé de croître, quoique lentement. — Il entra alors à l'hôpital.
A son arrivée, la tumeur avait le volume d’un petit œuf de pigeon, elle occupait l’espace sous-maxillaire, sans changement de couleur à la peau; elle paraissait adhérer intimement aux parties avoisinantes. Des sangsues, cataplasmes, frictions émétisées, et la compression n'ayant rien produit, on fit l’extirpation le 10 octobre. — Incision parallèle au bord hyoïdien de la mâchoire inférieure ; la tumeur mise à nu fut saisie par une pince de Museux, les adhérences coupées profondément, et la tumeur enlevée. — Pansement et cicatrisation, un peu longue toutefois, de la plaie.
Observation IV. (Même auteur.)
F.., soldat au 49% régiment d'infanterie, âgé de 23 ans, d’un tempérament lymphatique, entre à l'hôpital militaire de Strasbourg le 8 mars 1834. Ce malade portait à la région moyenne et latérale du cou une tumeur, du voluine d’un gros œuf de pigeon, très mobile, sans changement de couleur à la peau, et indolore à la pression. — II dit qu'il y a deux ans, à la suite d’une éruption pustuleuse, survenue au front, à la face et aux oreilles, il avait vu se développer à cet endroit une petite tumeur qui ne disparut pas complètement avec la guérison de l’éruption. Il y a deux mois, après avoir passé une partie de la nuit exposé à un froid vif, la tumeur devint douloureuse, et en trois jours augmenta du double. Il entra à l'hôpital. — Là, les sangsues, les frictions avec la pommade d’hydriodate de potasse, et la compression ayant échoué, le malade demanda l’extirpation de la tumeur, qui fut pratiquée le 21 avril.
Incision faite suivant le grand diamètre de la tumeur, énucléation facile. — Réunion par première intention; cicatrisation complète le dixième jour.
Observation V. (Même auteur.)
H..., soldat au 16€ léger, d’un tempérament lymphatique, âgé de 25 ans, entra à l'hôpital militaire de Strasbourg, le 12 juin 1834, pour un
He.
engorgement situé au-devant du muscle sterno-mastoïdien, dans la régicn sous-parotidienne droite. Cette tumeur paraissait fixée dans les parties profondes, à la partie postérieure du sterno-mastoïdien. Soumis aux émissions sanguines, aux frictions résolutives, etc., le malade n’éprouve aucun soulagement. On proposa l’opération. — Incision pratiquée longitudinalement à la partie antérieure du sterno-mastoïdien ; section des adhérences. À ce moment la tumeur se vida tout à coup: on disséqua le kyste, mais péniblement. — Dans l'angle antérieur de la plaie le doigt rencontra alors un second ganglion tuméfié, ce qui amena une seconde incision parallèle au bord postérieur du sterno-mastoïdien ; extirpation complète de la tumeur. - Pansement et cicatrisation de la plaie postérieure le dixième jour ; lantérieure ne se ferma que le vingtneuvième jour.
Observation VI. — VELPEAU, Trailé de médecine opératoire, LLAD UT
Jeune fille, âgée de 10 ans ; tumeur de la grosseur d’une grosse noix, sous le menton. — [ncision qui, étendue de Ja symphyse de la mâchoire au niveau dé los hyoïde, la tête renversée en arrière, permit d’accrocher, de disséquer et d’extirper complètement la tumeur avec facilité. La plaie réunie par première intention au moyen d’une bandelette de diachylon passée en forme de bride sous la mâchoire, se ferma complètement en moins de quinze Jours.
Observation VII. (Même auteur.)
Un autre malade se présente avec une tumeur de nature scrofuleuse, de chaque côté de la ligne médiane de la mâchoire. Il fallut pratiquer ainsi deux incisions ; l’opération réussit facilement; mais comme les tumeurs étaient en partie ramollies, et qu’elles laissèrent une caverne assez irrégulière, je crus devoir panser la plaie avec des boulettes de charpie, et la traiter par réunion secondaire ; ce qui amena la cicatrisation.
Observation VIII.— Roux, Bullelin de l'Académie de médecine, p. 587.
Jeune fille devant se marier; elle avait au côté droit du cou un chapelet de ganglions lymphatiques hypertrophiés, placé à l’angle de la màchoire inférieure, et s'étendant au-dessus et au-dessous, et formant une
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tumeur allongée. Elle était stationnaire depuis lenfance de la jeune fille et dénotait une ancienne affection scrofuleuse ; c'était une difformité qui nuisait aux charmes de la demoiselle. On exigea pour le mariage que cette tumeur fût enlevée, et la jeune fille elle-même arriva à réclamer l'opération.
On fit une simple incision longitudinale des téguments ; extirpation complète de la tumeur. Réunion immédiate, quoique la plaie fût profonde, et cicatrice tout à fait linéaire.
Observation IX. — (Même auteur) 1841.
Jeune fille de 15 ou 16 ans, qui avait au milieu de la partie gauche au cou une cicatrice, probablement d’origine strumeuse, et néanmoins très mobile sur les parties qu’elle recouvrait. Elle avait la grandeur de l’ongle du pouce, mais plissée, gaufrée, habituellement rouge ou violacée ; réputée indélébile par plusieurs chirurgiens. — [L'opération fut tentée, comme pour une grosse tumeur, et réussit. Il se forma une cicatrice linéaire, la difformité disparut. La jeune fille est actuellement mariée.
Observation X. — Baupexs, Gazette des hôpitaux, 1819.
Demaisière, fusilier au 16° léger, tempérament lymphatique. À au côté droit du cou une adénite sous-maxillaire. On emploie pendant quinze jours sans succès d’abord la saignée du bras, puis des frictions faites avec la pommade mercurielle camphrée. Alors on fait l’extirpation. Quatre jours après, il sortait guéri de l’hôpital.
Observation XI. — Coste, chirurgien en chef de l'hôpital de Marseille, Union médicale, 1850, p. 390.
Molinas, âgé de 40 ans, tempérament lymphatique, homme de haute stature, ayant habituellement une bonne santé. — Après une légère indisposition, il fut atteint d'un gonflement des ganglions lymphatiques des deux côtés du cou. A droite, état stationnaire. À gauche, progression au-dessous de l'angle maxillaire ; on y applique des topiques émollients, des fondants de toute espèce, des vésicatoires. L’engorgement disparait. Trois ans après, apparition à droite d’une tumeur, qui devient très volumineuse. — Le malade entre à l’hôpital. — On constate une tumeur, supposée tuberculeuse, volumineuse, dure, peu mobile, sans Hesse. (L’autopsie de la tumeur à montré les ganglions ramollis et remplis de
matière tuberculeuse.)
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L'état général est bon ; le malade n’a jamais toussé; rièn anormal du côté des poumons. La tumeur est comprise entre la branche maxillaire, en avant ; le sterno-cléïdo-mastoïdien, en arrière ; lapophyse mastoïde, en haut. L'autre portion finit dans le sterno-mastoïdien.
Incision légèrement courbe. Ablation d’un premier groupe de ganglions superficiels. Incision du sterno-mastoïdien dans un interstice celluleux de ses fibres, en boutonnière. Ablation d’un second groupe de ganglions, puis d’un troisième plus profond et rapproché de la carotide, formant une tumeur de la grosseur d’une noix. Traction en haut avec une érigne ; incision en dédolant avecle tranchant du bistouri. La tumeur s’énuclée pour ainsi dire d'elle-même du tissu cellulaire qui la retenait captive.
Lavage. Deux points de suture. Pas de réaction ; fièvre insignifiante. Pansement sec. Le dixième jour, les ligatures tombent.
Observation XII. — D' Pourer. (Société de chirurgie, 13 février 1884,
Un homme de 23 ans. atteint d’une adénite sous-maxillaire et carotidienne double, qui date de quelques mois. entre à l'hôpital du Val-de- Grâce, après l'essai infructueux des préparations iodées 2ntus et extra Il sort légèrement amélioré, après 12 injections interstitielles d’une solution phéniquée forte, mais rentre un mois plus tard, en juin 1883, son état s'étant aggravé.
L’extirpation des ganglions, indiquée par les progrès rapides de l’affection et la gène respiratoire, est pratiquée le 22 juin 1883, non sans difficultés et après dénudation des troncs veineux et artériels recouverts par la tumeur. Pas de ligature ; lavage avec une solution de chlorure de Zinc à 8 p. 100 ; drain, suture, pansement de Lister. — L’inoculation à des cobayes montre qu'il s'agissait bien de masses tuberculeuses.
Le 29 juin, la fièvre augmente, la température monte à 89°; l’incision se rouvre à la partie inférieure. Le 1* juillet, la température atteint 4008; 2 jours plus tard, issue d’un caillot rougeûtre long de 6 à 8 centimètres, et en partie suppuré. Phlébite suppurée. Sous l'influence des antiseptiques et des toniques, l’état s'améliore. Mais le 12 juillet, éclate une hémorragie artérielle formidable, qui nécessite la ligature des deux bouts de la carotide primitive dans la plaie. À peine arrèté, l'écoulement sanguin reparait aussi abondant, Il faut de nouveau placer deux liens, sur le bout central, et sur le bout périphérique du tronc carotidien. Hémiplégie incomplète. — Le 18 juillet, nouvelle hémorragie, ainsi que le
np os
20 et le 21. Ligature des carotides interne et externe, et encore de la thyroïdienne supérieure. — Le malade, très affaibli, ne se relève pas ; la fièvre persiste ainsi que l’hémiplégie, et la mort arrive, le 28 juillet, 36 jours après l’extirpation, et 16 jours après la première hémorragie, par suite de septico-pyohémie.
Dès le jour de l'opération, 22 juin, la cicatrisation avait bien marché jusqu’au ?9 juin ; à cette époque elle était presque complète.
Observation XIII. — Adénite cervicale droite. Extirpation, guérison. (PouLer, ir Archives méd. milit., t. TT, 1884. p. 413.)
J..., détenu au pénitencier de Bicètre, entraau Val-de-Grâce le 22 sept. 1833. Ce malade avait cinq mois de service quand il parut devant le conseil de guerre. D’une robuste constitution il n’a jamais eu d’autre maladie qu’une pustule maligne au front. Quinze jours après son entrée à Bicêtre, il s’apercevait de la présence de plusieurs ganglions à la partie moyenne du cou, en arrière du sterno-mastoïdien droit. Le développement en devint rapide, en quinze jours ils acquirent ie volume d’une noix. Les tumeurs restèrent alors stationnaires pendant trois mois. C'est alors qu'il eut une fièvre typhoïde pour laquelle il fut soigné au Val-de-Grâce. Les ganglions ayant persisté, on dut les lui enlever. Le 30 octobre, on les lui extirpe; on enlève quatre grosses noix ; la réunion a lieu par première intention, mais la cicatrice reste profonde. Le 26 novembre la guérison est complète, la cicatrice, linéaire, se voit peu. On avait affaire dans l’espèce à des ganglions tuberculeux et déjà caséeux sur une assez grande étendue qui donnèrent des inoculations positives à des cobayes.
Observation XIV. — Gazelle hebdomadaire de médecine el de chirurgie du 5 janvier 1886. — De l’extirpation des grosses tumeurs ganglionnaires de nature strumeuse et non ulcérées, du cou. (Chrétien.)
Mlle M. 15 ans. Apparition il y a 6 mois, de tumeurs ganglionnaires sur le côté droit du cou; elles n’ont cessé de s’accroître. malgré les traitements suivis.
État actuel : sterno-mastoïdien soulevé, sur toute la largeur de lapophyse mastoïde à la clavicule. La tumeur s'engage sous celle-ci; en dehors, elle déborde largement dans le triangle sous-claviculaire. — Opération le 20 mars 1885, avec l’aide de M. le docteur Spillmann, professeur agrégé. — Incision longeant tout le bord postérieur du sterno-
mastoïdien, coupée en haut par une incision oblique en bas et en avant. Dissection des ganglions qui, en avant et sur une hauteur de 6 centimètres adhèrent aux faces antérieure, externe et postérieure de la veine jugulaire ; celle-ci, ainsi dénudée et disséquée, est isolée sur toute cette hauteur sauf au niveau de sa partie interne, où elle est encore reliée à la carotide par quelques tractus celluleux. En bas, les ganglions s'étendant derrière la clavicule et au-dessous d'elle sont disséqués avec soin, vu leurs rapports immédiats avec les gros vaisseaux de la région, qu'on aperçoit au fond de cette partie de la plaie : à leur place reste un vaste cul de sac béant, à proximité duquel la peau n’est pas suturée. — Réaction fébrile le lendemain ; le surlendemain la fièvre disparaît. — Réunion par première intention dans la plus grande partie de la plaie. — Vers la partie moyenne du cou, suppuration pendant une dizaine de jours sur uae surface restreinte. — En bas, le cul de sac profond existant derrière la clavicule a suppuré près d'un mois avant d’ètre comblé. Aucune récidive ne s’est produite jusqu'alors.
Observation XV (Même auteur).
M. F..., 24 ans. Masses ganglionnaires du cou datant de quatre ans, non modifiées par le traitement médical institué et continuant de s’accroître. À droite, une première masse occupe toute la région sus-hyoïdienne et s'étale en arrière sur la région mastoïdienne.. Une seconde continue en haut avec la première, soulève le sterno-mastoidien, en déborde le bord postérieur et s'arrête en bas à deux travers de doigt de la clavicule. À gauche la tumeur, également volumineuse, siège à la partie moyenne du sterno-mastoïdien, le soulève, s'étend en arrière de lui, tandis qu'au devant de son bord antérieur, on ne sent que trois ou quatre gros ganglions. Opération le 12 mai 1883 avec l’aide de MM. Spillmann et Thiébaut. À droite on pratique une incision parallèle au bord inférieur du maxillaire qui permet l’ablation des ganglions sous-maxillaires et mastoïdiens. Une seconde incision partie de la précédente va, en longeant le bord postérieur du sterno-mastoïdien, mettre à nu la seconde masse ganglionnaire qui ne dépasse pas en dedans la veine jugulaire interne vue dès lors à nu. A gauche, incision parallèle au bord postérieur du sterno-mastoïdien, dissection des ganglions situés en arrière et au-dessous de ce muscle. Quant à ceux qui se sentent au devant du sterno-mastoïdien et des vaisseaux profonds du cou, afin d'éviter une nouvelle incision en avant de ce muscle, nous allons les chercher et les disséquer en passant entre la veine jugulaire et la carotide séparées l’une
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de l’autre. Apyrexie complète. Réunion par première intention, sans incident. Aucune récidive.
L'auteur donne les deux observations qui précèdent comme des types de grosses masses cervicales strumeuses opérées, extirpées précisément à cause de leur volume, et n'ayant pas récidivé.
Observation XVI. (By W. M. Knight Treves, Zn The Lancet, 1888.)
Elisabeth B., 33 ans, domestique. Malade depuis 2 ans, opérée le ? décembre 1884. Une incision pratiquée le long du bord postérieur du sterno-mastoïdien droit sur une étendue de 4 pouces met à nu un ganglion qui, après avoir été disséqué, est enlevé, on voit s’étendre au-dessous de Papophyse mastoïde un autre ganglion que l’on incise et que l’on gratte. On suture la plaie à l’aide de fil d'argent. Pansement phéniqué. Guérison par première intention sans incident le 16 février 1885. Cicatrice sans importance.
Observation XVII. (/bi4.) — Ganglion cervical très étendu induré (du côté droit), mobile, sans fistules ni cicatrices. Datant de six mois.
Albert C..., âgé de 11 ans, anémique, dyspeptique albuminurique. On procède comme dans l’observation précédente à la dissection et à l’extirpation du ganglion en question, le 15 juin 1885. On est forcé de mettre la jugulaire interne à découvert sur une longueur de près de trois pouces. Pansement phéniqué. Récidive le 22 septembre au-dessus de la clavicule. Nouvelle opération le 13 octobre. La masse extirpée la pre mière fois pesait 9 onces. Guérison complète.
Observation XVIII. (/bid.) — Ganglions cervicaux très développés occupant le côté droit du cou, très durs, mesurant une circonférence de 13 pouces. Durée de la maladie depuis deux ans.
Jeune garçon de 13 ans, anémique, mal à l’aise, apathique, insouciant, Trouble de la circulation faciale : teint bleuâtre. Comme les viscères sont intacts, on l’opère le 5 novembre. On découvre une première masse qui s’étend sous le sterno-mastoïdien droit d'une apophyse mastoïde à la clavicule, et qui recouvre immédiatement les vaisseaux du cou le long desquels elle se prolonge. Une seconde masse occupe le triangle cervical postérieur et rejoint également la clavicule derrière laquelle elle s’enfonce. — On pratique une double incision. L'une joint l’'apophyse mas-
toïde à la clavicule. L'autre frise le bord supérieur de la moitié externe de ce dernier os. Il est nécessaire de mettre à nu les vaisseaux du cou sur toute leur longueur. Les deux masses pèsent ensemble plus de 15 onces ; la membrane développée étuit épaissie ; elles ne formaient par leur adhérence qu’un tout. Malgré un certain degré de suppuration (drain, ouate salicylée) le 18 décembre le patient était guéri et avait recouvré sa parfaite santé. Cicatrice avenante.
Observation XIX (/bid.).
L'observation n° 7 de l’auteur auquel nous avons fait les emprunts précédents concerne une énorme tuméfaction occupant les deux côtés du cou et toute la loge sous-maxillaire droite. Troubles excessifs de la respiration et de la circulation ; anémie profonde. Difficultés opératoires très grandes et nécessité de morceler et de gratter en plusieurs séances. Opération les 19 août et 30 septembre. Le 4 janvier, la fillette de 13 ans dont il s’agit se trouve en parfait état.
Le mémoire duquel nous avons extrait ces notes, contient aussi neuf types de ganglions tuberculeux dans l’une quelconque des régions facio-cervicales, généralement volumineuses, adhérentes, profondément développées, et cependant ayant été toutes extirpées avec succès.
Observation XX (Bouwilly.)
Cette observation est empruntée à une clinique publiée dans la Gazette des hôpitaux. 1884.)
Jeune homme ?2 ans. — Hérédité tuberculeuse. — IL porte au cou des adénites de cette nature qui après avoir débuté en juillet 1883 ont successivement envahi tous les ganglions de régions rétro-auriculaire, sterno-mastoïdienne, sous-maxillaire, sus-hyoïdienne, sus-claviculée. — Une saison à Salins n’a servi de rien. Il fallut ponctionner un ganglion qui avait été pris d’une poussée inflammatoire. Les organes avoisinants out été à la suite de cette intervention affectés de tuberculose et le jeune homme a perdu ses couleurs. M. Bouilly pose le diagnostic de ganglions scrofuleux dont la nature tuberculeuse est aujourd’hui, suivant lui, indéniable à la suite des travaux de Colas, Klebs, Cohneim, Martin. — Il discute lopportunité opératoire. Sans espérer combattre l’adhérence elle-même, il y a lieu d'enlever tout foyer.
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Après l’ablation, DRE prophylactique de la PUS à l’aide d’une solution de chlorure de zinc à 5 010.
La plaie est ensuite bourrée de gaze iodoformée.
Les observations qui suivent, toutes Rs oUAIRer sont tirées du service de M. le Professeur agrégé Vautrin.
Observation XXI.
Mlle X..., 18 ans. — Extirpation de cinq ganglions non ulcérés du cou. Pi A est exécutée avec assez de facilité, bien que le ganglion earotidien fût pris. Pansement antiseptique ; pas de réaction fébrile. La malade sort de l'hôpital guérie au bout de quinze jours. Depuis, d’autres ganglions se sont présentés, et n’ont pas encore été extirpés.
Observation XXII.
M. B..., 26 ans. — Présente un énorme paquet ganglionnaire situé en avant des gaines vasculaires du cou. L’extirpation étant décidée, on enlève tous les ganglions malades. La plaie se ferme au bout de quelques jours. Aucune récidive.
Cbservation XXIII.
Mile A., 26 ans. Atteinte de ganglions tuberculeux du cou. Un de ces ganglions était ulcéré. L'opération tentée est fort difficile ; elle dure 2 heures 112. On est obligé de disséquer la carotide, la jugulaire et leurs branches. On enlève plusieurs ganglions, puis il est mis à nu ur magma tuberculeux dans la partie profonde, que l’on enlève avec la poche qui le contient. Mais les ganglions <e prolongeant jusqu’au médiastin, lopération a dû être arrêtée, après avoir extirpé les ganglions que l’on à pu atteindre. La jeune fille aujourd’hui mariée, a guéri facilement; la dernière fistule a disparu, et il n’y à eu aucune récidive.
Observation XXIV.— Adénite cervicale tubercuieuse.
A. F..., âgée de 25 ans, couturière, entre à l'hôpit»l le 4 mars 1887 pour une affection du cou. Cette femme n’a pas eu de maladies antérieures et n’a guère souffert jusqu'alors que de névralgies dentaires. Son père est mort du diabète, sa mère d'une maladie utérine.
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C’est en janvier 1887 que l’affection avait commencé. Jusqu'à cette époque, santé satisfaisante, malgré un état d’anémie assez prononcée, exagérée encore par les privations et le séjour dans les fabriques, par la fatigue quotidienne et la mauvaise nourriture. Un noyau dur était apparu du côté gauche, en avant du sterno--mastoïdien sous forme d’une petite tumeur dure, immobile, indolente d’abord, puis peu à peu sensible à la pression. Peu à peu d’autres noyaux se formèrent autour du premier et dans la profondeur du cou, mème du côté droit. C’est ce qui décida la malade à venir à l’hôpital.
A son entrée, on constate la présence d’une tuméfaction douloureuse de la région antéro-latérale gauche du cou. La peau est rouge en un point situé au niveau du muscle sterno-mastoïdien, tout autour, il il existe un œdème assez prononcé remontantjusqu’à lauge du maxillaire et descendant jusqu'à la clavicule. La palpation fait sentir plusieurs noyaux profonds entourant une masse centrale ramollie, donnant une sensation de fluctuation assez nelte. Ce sont des ganglions dispersés le long des vaisseaux, au dessous et en arrière du sterno-mastoïdien, jusqu’à la partie inférieure du cou. Le muscle semble diviser la masse ganglionnaire en deux parties, une antérieure, une postérieure, se tenant dans la profondeur.
Du côté droit, on ne trouve que quelques petites indurations ganglionnaires sans importance. Une ponction est pratiquée au niveau de la collection déjà signalée: il s'écoule un pus épais, jaunâtre et abondant. Drainage de cette collection.
Malgré les lavages et les pansements fréquents à l’iodoforme, la situation ne s'améliore pas dans la suite ; au contraire, la fistule s’ulcère, des bourgeons violacés s’y développent et les tumeurs ganoglionnaires environnantes ne diminuent point.
L’appétit d’ailleurs diminue de plus en plus. L'état général est mauvais. L'anémie fait du progrès, cependant l'examen des divers organes ne révèle pas l'existence de lésions tuberculeuses avancées. Je me décide à l'intervention chirurgicale pour supprimer le cloaque tuberculeux du cou et enlever les ganglions qui augmentent de volume et ne tarderont pas à se caséifier également.
Le 8 avril 1887, je pratique, sans le chloroforme, une incision elliptique circonscrivant l’orifice fistuleux et je dissèque petit à petit la masse tuberculeuse infiltrée qui sert de coque à l’ancien abecès ouvert à l’extérieur. Gette dissection est pénible à cause de l’adhérence à la gaine des vaisseaux et principalement de la dégénérescence lardacée des tissus environnant la veine jugulaire. Tout autour des gros vaisseaux caroti-
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diens, depuis la bifurcation de la carotide primitive jusqu’au dessous de la clavicule, on trouve une série de ganglions, les uns dégénérés, infiltrés, les autres encore enveloppés d'une coque bien limitée qui permet l’énucléation. La masse accolée à la clavicule se prolonge en arrière d'elle et jusque vers le médiastin, à une profondeur considérable. Je ne puis la poursuivre plus loin, je suis forcé d’en abandonner la recherche. En arrière du sterno-mastoïdien, j'énuclée difficilement; de même en arrière de ce muscle.
L'opération avait duré environ trois heures, avec perte de sang assez considérable. Je fais avec la curette le curage de la masse tuberculeuse qui s'enfonce sous le médiastin et vers la colonne vertébrale en ayant soin de bien respecter la coque ; je fais un drainage et je ferme la partie supérieure de la plaie par des sutures.
Pansement à l’iodoforme.
La cicatrisation se fait rapidement et sans accidents sous les pansements renouvelés une fois par semaine seulement, mais après un mois, une fistule persiste encore à la partie inférieure du cou. La partie supérieure, un peu tuméfiée encore durant les deux premiers mois, s’est affaissée et ne présente plus aucune trace de récidive.
La fistule n’a cédé à notre traitement qu'après des curages successifs et les lavages à la créosote (1 010). Pendant tout ce temps d'ailleurs, les pilules d’iodoforme, l'huile de foie de morue, le vin créosoté ont toujours été administrés à l’intérieur.
Vers le mois d'octobre, j'apprends que la malade sortie de l’hôpital avec une fistule peu profonde, est entièrement guérie et vient de se marier.
Observation XXV
Mile X.., 18 ans, d’une santé antérieure assez troublée, a eu dans son jeune âge des abcès ganglionnaires dont elle porte des cicatrices visibles sur le cou, des croûtes dans les cheveux, des blépharites ciliaires, etc. Elle est issue d’une souche tuberculeuse, puisque sa mère est morte phtisique et une de ses sœurs de méningite tuberculeuse.
Cette jeune fille porte depuis cinq mois du côté gauche du cou, audessous de l’angle de la mâchoire et le long du bord antérieur du sternomastoïdien une masse ganglionnaire lobulée, dure, indolente, sur laquelle la peau est mobile. Plusieurs ganglions sont mobiles sur Ia masse Re cipale située au-dessous de l'angle du maxillaire, et adhérente dans la
1 1 7hiNAa ur Île: c C A AT STI Se ‘eg profondeur. Pas de plaie, ni d’eczéina sur la peau aux environs. Ces