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redouter des processus d’oblitération du côté des artères de la base du cerveau. Un ahéné courra de grandes chances d'avoir des anomalies du côté de son polygone de Willis : 1l sera impossible de s'en assurer.
Mais on pourra diminuer la fréquence des accidents immédiats de la ligature dus à l’ischémie aiguë du cerveau par deux moyens bien simples. Nous savons que, depuis son apparition, l’anévrisme a préparé la circulation collatérale, et que, pour cette raison, la ligature est moins grave immédiatement pour celte affection. En exerçant sur la carotide une compression préventive pendant les quelques jours qui précèderont l’opération on ne fera qu'exagérer ce processus naturel et physiologique: cette compression sera faite avec les doigts, d'une façon intermittente, aussi longue et aussi renouvelée que le tolèrera le malade, et toutes les fois que l’on pourra aborder la carotide au pôle inférieur de la tumeur. La seconde précaution se place à un point de vue aussi pratique que la précédente. Diel, en 1903, a insisté dans un article, sur la hgature lente et progressive de la carotide. Il pratiqua lui-même, dans ces conditions, une ligaiture carotidienne, et n’attribua son succès opératoire qu'à cetle précaution. Après avoir libéré et dénudé soigneusement l'artère, on pourra facilement la charger sur une sonde cannelée par exemple, qui la comprimera incomplètement, jusqu'à ce qu’on la lie, un instant après, lentement, par petits coups. Si, d'autre part, on à placé le malade en position légèrement déclive pour favoriser l’afflux sanguin vers l’encéphale, si, enfin, l’anesthésie est faite à l'éther qui est un congeslionnant du cerveau, à l'inverse du chloroforme