‹ De L'Extirpation Du Sac Dans Les Anévrismes De La Carotide Primitive Et Des Divers Modes De Traitement De Ces AnévrismesChapitre 13 sur 22 · UD · texte numérisé non relu

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qui l’anémie, et si on l’arrête un peu avant de serrer le fil de la ligature, nous aurons mis de notre côté toutes les chances d'éviter la production d’accidents immédiats, exclusivement imputables à l’ischémie brusque du cerveau.

Il est un reproche grave que l’on peut faire au procédé de l’extirpation du sac. En cherchant à hbérer la tumeur on est obligé de la malaxer : si elle ne contient aucun callot, tout va bien, mais si elle en contient, comme cela arrive le plus souvent, ne va-t-on pas favoriser le départ d’un de ces caillots vers l’encéphale et voir s'établir immédiatement une hémiplégie? Cet accident aurait en effet grande chance de se produire. Mais pour se mettre en garde contre lui, on aura soin d’aborder la tumeur, chaque fois que cela sera possible, par son pôle supérieur, et avant de ne rien faire autre, de lier la carotide à ce niveau ; si on ne peut placer un fil on pourra toujours poser une pince en ayant soin de ne pincer que le sac, que la carotide et aucun tronc nerveux. Ce conseil, dit Delore, est parfait, mais rarement pratique; dans son observation, la tumeur en effet s'élevait dans la région parotidienne, encadrant le maxillare inférieur; 1l eût été dangereux de chercher la carotide interne dont on était séparé par le sac, avant d'assurer l’hémostase de la carotide primitive. Le sac ne contenait aucun caillot, l'accident n'avait aucune chance de se produire. Nous en concluerons que s’il est réellement impossible de libérer la tumeur en haut et de lier la carotide interne, on sera obligé de courir les risques d’une embolie. Par ce point là et par ce point seul, cette méthode est inférieure à la ligature.

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