‹ De L'Extraction Des Projectiles De Guerre Sous Le Contrôle Intermittent De La RadioscopieChapitre 8 sur 17 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Etant donnés les inconvénients que nous trouvions dans ces diverses méthodes, il nous fallait chercher un moyen d’obvier à toutes ces difficultés, et une technique qui nous permit de « voir » convenablement, qui permit au chirurgien d’opérer avec sécurité, de ne pas exposer ses mains à l’action nocive des rayons, et qui lui permit aussi de « voir» sur l’écran. Après de nombreuses hésitations, nous avons pü régler la technique suivante, qui nous paraît remplir à peu près toutes ces conditions.

Le blessé étant placé sur la table d'examen dans la position qu’il occupera pendant l'intervention, le projectile est d’abord repéré en profondeur, par une méthode simple.

Sur la région de Ja peau où passera probablement lincision de recherche, à l’aide du marqueur de Gaiffe, on marque d’un point d’encre le pied de la verticale passant par le projectile, et l’on calcule la profondeur à partir de ce point. Le procédé radioscopique le plus parfait est, à notre avis, le procédé de la rotation limitée, Mais tous les services ne possèdent

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pas les instruments nécessaires. Nous avons surtout

employé la méthode de Harr et la méthode de Srronx.

Ce sont des méthodes simples, rapides, et d’une exac— titude bien suffisante. Nous avons d’ailleurs toujours

‘fait la contre-épreuve, en faisant retourner le blessé

sur la table, et en faisant un nouveau repérage de la même facon. La somme des deux profondeurs trouvées doit être égale à la distance, prisesau compas d’épaisseur, entre les deux points d’encre marqués de part et d’autresur la peau du malade. Ces deux points sont ensuite rendus indélébiles soit en faisant une pointe de feu, soit mieux, en les marquant avec un crayon de nitrate d’argent légèrement humecté d’eau.

. Le blessé est ensuite préparé pour l’opération. La plaie et les régions avoisinantes sont nettoyées le mieux possible; on fait l’asepsie de la région sur laquelle on va intervenir; le blessé est endormi, puis placé sur la table radiologique opératoire, dans la position indiquée par le chirurgien; on le fixe dans cette position avec des lacs, en ayant soi de laisser toute la liberté nécessaire à la manœuvre de ampoule. La lampe de 100 bougies placée au-dessus de la table a été allumée tout au début, et les fenêtres, volets et contrevents ont été rigoureusement fermés de facon à ne laisser pénétrer aucun jour de l’extérieur. Le chirurgien fait l’asepsie de ses mains, et pendant tout le temps que durent ces divers préparatifs, ses yeux etceux du radiologiste s’accommodent insensiblement. La zone opératoire désinfectée est entourée par les champs stérilisés. On pince avec une pince de Kocher le point de la peau qui a été marqué au nitrate d'argent. Ce

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