‹ De L'Extraction Des Projectiles De Guerre Sous Le Contrôle Intermittent De La RadioscopieChapitre 9 sur 17 · RE EU · texte numérisé non relu

RE EU

repère, si l’on a passé de la teinture d’iode sur la peau, parait en blanc sur le fond roux de la zone opératoire.

À ce moment la lumière blanche est étemte tandis que l’on allume les deux lampes violettes.Un champ stérilisé est étendu sur la zone opératoire de façon à la protéger des contacts septiques inévitables. On amène l'assemblage porte-ampoule-porte-écran au niveau de la région d'intervention. On rabat alors l’écran au platino-cyanure horizontalement au-dessus de la région, et on le fixe dans cette position. L’ampoule est placée autant que possible juste au-dessous de la région où se trouve le corps étranger, on met en marche, on éteint les lampes violettes, et l’on s’assure que le projectile se trouve bien au-dessous du repère cutané au nitrate, dont la position est donnée sur l’écran par l'extrémité de ombre de la pince de Kocher. On s’assure de l'exactitude du repérage en rétrécissant le plus possible le diaphragme, de façon que le diamètre du cercle lumineux, sur lécran au platino-cyanure, ne dépasse pas 7 à 8 centimètres. :

Si ombre du projectile n’est pas exactement confondue avec l'ombre de l’extrémité de la pince, le chi-rurgien, glissant une main entre les serviettes stériles qui entourent le champ opératoire et celle qui le recouvre, déplace la pince de Kocher et la ferme en pinçant légèrement la peau, juste au niveau de l'ombre du projectile.

À ce moment, l’ampoule est fixée dans la position qu’elle occupe. Le rayonnement X est arrôté, on allume les lampes violettes et la lampe blanche; l'écran au platmo-cyanure est relevé verticalement,

et le bras mobile porte-écran est retiré à fond du côté du radiologiste. On enlève le champ qui recouvrait la région opératoire, et le chirurgien commence son intervention. Il sait à quelle profondeur il doit arriver avant de trouver le projectile. Il pénètre donc dans les tissus, selon les règles de son art, librement, bien éclairé, aussi à son aise que dans sa propre salle d’opération, cheminant vers le projectile qu’il a vu, dont il sait la position. Mais le voici arrivé sur le plan où doit, selon les indications du repérage, se trouver le corps étranger. Il essaye sans insister de percevoir le projectile au bout de l’index, mais rien n’est perceptible à la palpation. Alors 1] demande : &« Un coup d'écran! »

Immédiatement la lumière blanche est éteinte ; seules les ampoules violettes continuent à éclairer faiblement la salle, et surtout, aident nos yeux à s’accommoder. On place un champ stérile sur la région et sur la main que le chirurgien laisse au voisinage de la plaie, armée d’une sonde cannelée, ou mieux, d’une longue pince de Kocher dont l’extrémité est laissée dans la plaie.

Le radiologiste avance le bras mobile porte-écran et abaisse l’écran horizontalement. La position de l’ampoule, réglée tout à l’heure, n’a pas été modifiée. De même, le diaphragme reste tel qu’on Pa mis, circonscrivant un cône de rayons dont la circonférence de base sur le plan de l’écran fluorescent n’a pas un diamètre supérieur à 7 ou 8 centimètres. On met en route, on éteint les lampes violettes, et le chirurgien peut, comme le radiologiste, voir immédiatement sur l'écran l’ombre du projectile et celle de l'extrémité de

la pince de Kocher. Il pourrait voir également que sa main ne pénètre pas dans le cône radioactif, à moins qu’il ne l’avance volontairement. Mais, rapidement, il met la pince en bonne place, c’est-à-dire de façon que l’ombre de son extrémité se confonde avec l’ombre du projectile. Il la fixe à ce niveau, et tout aussitôt, demande : « Arrêtez ; lumiere! »

Le contrôle radioscopique est terminé. Il n’a pas duré plus de trente à quarante-cinq secondes. On coupe le courant de l’ampoule, on allume toutes les lampes, blanche et violettes, l’écran est relevé verticalement, on enlève le champ opératoire qui protégeait la région et le chirurgien continue son intervention vers le projectile dont la position vient de lui être donnée.

Le plus souvent, un seul contrôle suffit, quand le chirurgien, dans le premier temps de l'intervention, a pénétré à une profondeur suffisante, très voisine de celle où se trouve le projectile. Parfois un deuxième contrôle est nécessaire et se pratique dans les mêmes conditions que le premier.

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