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aperçoit le vitré entre le lambeau scléral et le cristallin insinue derrière celui-ci le bout de sa spatule ; il dirige celle-ci devant le vitré « sur lequel elle tombe, dit-il, sans rencontrer aucune résistance, comme dans de l’eau ». On doit placer la spatule bien derrière le cristallin, en veillant à n’en pas déchirer la capsule avec le bout de l'instrument. Celui-ci va servir à supporter la lentille pendant que l’on agit à travers la cornée avec le crochet à strabisme. On fait ainsi glisser le cristallin sur la spatule comme sur un plan incliné. Il faut éviter une pression trop forte du cristallin entre les deux instruments. Il faut éviter aussi que la spatule exerce quelque pression sur le vitré.
— Cette manœuvre originale, décrite par Smith, nous apparaît à nous fort dangereuse. Le docteur Moreau ne l’a jamais pratiquée. Porter ainsi la spalule au contact du vitré c’est vraiment tenter le SOIR
Dans les cas de cataractes intumescentes, de cristallins volumineux et malléables, avec petit noyau, substance corticale abondante et capsule fragile, Smith conseille une manœuvre toute différente des précédentes. Pour éviter la rupture de la capsule, dans ces cas, il conseille « de basculer le cristallin de façon que son bord le plus distant de l’incision, c’està-dire son bord inférieur apparaisse le premier dans la plaie cornéenne ; ce qui comporte une rotation partielle de la lentille sur la charnière du ligament suspenseur ». Pour ce faire, on presse avec le bout des deux instruments, spatule et crochet, non plus
sur le liers inférieur du cristallin, mais à la périphérie du bord inférieur, au niveau du sillon ciliaire : on exerce à ce niveau une pression forte dirigée vers les pieds du malade. Sous cette action, on voit bientôt le cristallin, dont le bord inférieur est désinséré, commencer un mouvement de bascule en avant.
Lorsque ce mouvement est nettement accusé, l’opérateur change la direction de la pression de ses instruments et pousse en haut, vers l’incision, Île bord inférieur du cristallin.
Pour Smith, ces cristallins, même avec leur faible capsule, sont faciles à extraire, pourvu que l'opérateur connaisse bien cette manœuvre très spéciale. Ces cristallins peuvent aussi être extraits facilement par le procédé habituel, mais alors leur capsule se rompt très souvent.
— Cette bascule d'un cristallin volumineux nous apparaît à nous un véritable exercice acrobatique, excessivement dangereux, à cause de la forte pression qu'il faut exercer pour remonter ainsi le bord inférieur du cristallin. —
Smith mentionne encore, dans son traité, un nouveau détail de technique, pour l'extraction intracapsulaire sur les yeux à basse tension. Il est nécessaire, dans ces cas, de presser avec le dos de la spatule sur la sclérotique, au-dessus de l'incision, pour ramener à la normale la tension intra-oculaire pendant la manœuvre du crochet mousse. Sans cette précaution, le cristallin peut se luxer derrière le lambeau sclérotical.
Extraction dans la capsule. — Luxation après
bascule du cristallin.
Cataracte intumescente.
Schémas de Smith (The treatment of cataract.)
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L'intervention est terminée. L'iris est reposé et le vitré s'il avait un peu prolabé, est réduit ou coupé comine le conseille Smith. On ferme alors les paupières. Le bord des paupières, à Jullundur, est enduit de pommade à l’oxyde jaune qui préviendra leur accolement lors du prochain pansement.
— Smith, selon nous, n'insiste pas assez sur la vivacité avec laquelle on doit laisser les paupières se refermer après l'issue du cristallin. —
Cet auteur ne voit pas d’inconvénients à ce que, chez un malade d’un bon état général, les deux crislallins soient enlevés dans la même séance, s’il y a lieu.
3° Soins post-opératoires
L'opération terminée, le malade muni d'un pansement binoculaire suffisamment épais pour Île mettre à l’abri de toute sensation lumineuse, est conduit dans son lit. Smith conseille de le mettre dans une chambre obscure, de le laisser dans la position horizontale sur le dos pendant vingt-quatre heures, puis sur le flanc pendant trois jours, après quoi on peut lui permettre de s'asseoir ou de remuer dans son lit. Il regarde comme absolument nécessaire, après l'opération, ces vingt-quatre heures d'inmobilité sur le dos, à cause de la possibilité du décollement de la choroïde.
— Cette immobilité absolue, que l’on peut exiger peut-être en Hindoustan, pays des Fakirs à l’immobilité légendaire, ne saurait être demandée à nos