‹ De l'extraction du cristallin: dans sa capsule (opération de Smith)Chapitre 7 sur 34 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Technique opératoire de l'opération de Smith

Nous ne saurions mieux faire, pour décrire la technique opératoire de l’opération de Smith, que de suivre l’auteur pas à pas dans la description claire et minutieuse qu'il donne de sa méthode dans son livre : « The Treatment of cataract. »

1° Soins Préopératoires

Smith conseille de faire subir au malade une préparation générale du corps et de l'esprit aussi minime que possible. Il ne faut pas, avant l’opération, l’introduire dans l’atmosphère hospitalière. On lui évitera ainsi les tourments de l’appréhension.

Si l’on demande, en effet, au malade ses impressions après l'opération, il vous dira toujours qu'il s'attendait à une dure épreuve, et qu’en réalité ce ne fut presque rien. Aux malades constipés, Smith conseille de donner, la veille de l'opération, «cinq grains de pilules bleues » et un peu de poudre de Sedlitz en veillant à ce que les effets de la purgation soient terminés au moinent de l’opération.

L’entraînement psychique que beaucoup d'auteurs

JDD

recommandent de faire subir au malade pour qu'il mobilise son œil au gré de l'opérateur est presque toujours inutile et nuisible : cette pratique le rend” nerveux et plus difficile à opérer que si on ne lui avait rien dit. L'opérateur, pour Smith, doit laïsser son malade aussi tranquille que possible et ne lui demander aucun effort. L'opérateur idéal est celui qui ne possède pas de « nerfs » et qui reste toujours calme aussi bien avec son malade qu'avec ses assistants.

Sith recommande vivement l'usage du pansement témoin, pour peu que l’on ait quelques doutes sur l’état de la conjonctive ou des voies lacrymales. — Pour le docteur Moreau, lorsque chez de vieux malades il existe une dacrvocystite, on doit pratiquer l’ablation préalable du sac, avant d'entreprendre le traitement de la cataracte. —

Quand le malade est sur la table, l'œil est cocaïnisé avec quelques gouttes d’une solution à 4 %.

Le bord des paupières et leur voisinage est enduit d'un peu de solution éthérée de savon, puis lavé avec une solution à 1/30 d'acide phénique ou une solution à r/1000 de sublimé, en prenant soin que ces liquides ne pénètrent pas dans les culs-de-sacs conjonctivaux.

Chez quelques malades trop agités, Smith eroit nécessaire l'addition de quelques inhalations chloroformiques. Cette pratique lui paraît sans danger : la minime quantité de chloroforme ainsi administrée ne pouvant provoquer de vomissements.

Le blépharostat est ensuite mis en place. L'opérateur saisit entre deux doigts le sourcil et lorbiculaire

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