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et les écarte du globe en même temps qu'il soulève les paupières sur le blépharostat. L'assistant fait une irrigation abondante des culs-de-sacs conjonctivaux. La solution qu'emploie Smith est la solution de sublimé à 1 pour 2000. Il nous dit qu'il préférerait l’eau distillée ou la solution saline physiologique, mais l'atmosphère du Punjab est à un tel point chargée de poussières septiques que l’on ne peut en préserver la salle d'opération où une chirurgie purement aseptique devient impossible.
Tels sont les soins préopératoires tels qu'on les pratique à l'hôpital de Jullundur.
— C'est, en somime, avec quelques variations de détails, la pratique sage et minutieuse qui est suivie dans le service d'ophtalmologie de Saint-Etienne. Les malades sont ici admis à l'Hôpital quatre jours avant l'opération, pendant lesquels on leur instille dans l'œil, deux fois par jour, une solution d’argyrol à 1/20. Cette solution est contenue dans de petites ampoules stérilisées : on n’emploie jamais de flacon compte-goutte pour cet usage. Au moment de l’opération, les cils sont enduits d'huile biiodurée et les points lacrymaux touchés à la teinture d’iode (ceci après cocaïnisation).
Le chloroforme n’est jamais employé.
Nos imalades sans doute moins dépaysés à lhôpital que l’indigène du Punjab, sont aussi plus dociles, et l’on peut, sans les affoler, leur faire exécuter les mouvements oculaires voulus.
Notre conduite préopéraloire est calquée sur celle que pratique avant le Daviel le professeur Rollet. —
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2° L'Opération
Sur l'œil ainsi préparé, on fait l’incision cornéenne. Cette incision, Smith la conseille large, sans comprendre toutefois les 2/3 de la cornée. « On ne regreltera jamais, dit-il, d'avoir fait une incision trop grande ». On doit éviter les mouvements de scie el terminer la section en coupant la cornée perpendiculairement et non obliquement pour éviter l’astigmalisme. — Le docteur Moreau n'a pas remarqué que ce mode de section présentät quelque avantage sur la section habituelle. —
Après l’incision, Smith conseille, chez les malades aoités, la suppression du blépharostat. L'assistant doit alors se charger des paupières, tirant en bas avec le pouce la paupière inférieure, tandis que de l’autre main il soulève la paupière supérieure au moyen du releveur. [Il devient ainsi impossible à un malade agité d’expulser son cristallin au moment de la fin de l’incision. Quand, le blépharostat étant en place, le malade expulse son cristallin, l'opérateur doit enlever le blépharostat aussi vivement que possible, sans quoi le malade, serrant les paupières sur l’instrument, expulsera rapidement et complètement son vitré.
Sith laisse la pratique de l'iridectomie au gré de l'opérateur. Le seul but de celle-ci serait de prévenir le prolapsus ultérieur de l'iris. Mais elle ne saurait écarter la possibilité du glaucome post-opératoire. L'auteur regarde aussi comme inutile l'emploi de
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l’atropine. Même dans les cas d'opération simple, il considère comme facile l'extraction dans la capsule, sans atropinisalion préalable, même au travers d’une pupille contractée par l'usage de l'opium. Dans ces ‘as l'opérateur devra exercer sur la cornée une pression ferme et continue qui fera se relâcher le muscle irien. Le seul avantage de l'atropine serait de garder la pupille dilatée pour le cas où surviendrait un iritis post-opératoire, complication qui, pour Smith, est à envisager dans l'opération de Daviel, mais non dans l'extraction dans la capsule.
— Le docteur Moreau, tout comme l'opérateur anglo-indou, n'emploie pas l’atropine. Il ne fait pas non plus d'iridectomie afin de pouvoir, après la sortie du cristallin, étaler liris comme un voile devant le viré. —
À ce moment de l'opération, ou bien après l’exécution de Firidectomie, si l'opérateur a jugé bon de faire celle-ci, Smith conseille d'enlever le blépharostat. L'assistant doit alors se charger des paupières de la façon décrite ci-dessus. Il doit, en particulier, soulever la paupière supérieure sur le releveur perpendiculairement « comme si, dit Smith, il enlevait le contenu de l'orbite ». Si Fassistant tirait la paupière vers le sourcil, le malade pourrait presser sur son olobe oculaire.
L'auteur insiste pour que l’on ne trouble pas le malade par des ordres relatifs aux mouvements de son œil, ordres qu'il est incapable de suivre quels que soient sa volonté et ses efforts.
— Le docteur Moreau ordonne à ses malades de