‹ De l'extraction du cristallin: dans sa capsule (opération de Smith)Chapitre 9 sur 34 · LOGE · texte numérisé non relu

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regarder en bas au moment de lincision, puis en haut. À aucun moment de l'intervention, il n'emploie le blépharostat, mais il fait tenir les paupières par un aide autant que possible entraîné et attentif. —

L'opérateur va procéder maintenant à la luxation et à l'extraction du cristallin.

Pour Smith, cette manœuvre doit se faire de façons différentes selon la forme de cataracte à laquelle on a affaire. Dans les cas de cataractes non muüres, de cataractes müûres dures et de cataractes hypermüres on doit pratiquer la luxalion directe du cristallin vers l’incision cornéenne. Pour opérer cette manœuvre, Smith conseille d'opérer de la façon suivante : lopérateur à, dans la main gauche, la spatule et, dans la main droite, un crochet à strabisme. Il tient ses instruments loin de leur pointe, et comme un porte-plume. Sa main gauche s'appuie sur la tête du patient pendant toute la durée de l'extraction. Le petit doigt de la main droite reste appliqué contre la tempe du malade (ces positions concernent le cas de l'œil droit). Les instruments ainsi tenus ne risquent! pas de plonger et l'opérateur est bien placé pour s’en servir avec la légèreté et la délicatesse nécessaires. Le bout de la spatule ayant été appliqué sur un côté de Ja cornée au niveau du 1/3 inférieur du cristallin, l'extrémité arrondie du crochet mousse est appliquée sur la cornée loujours au niveau du 1/3 inférieur du cristallin, entre le bout de la spatule et l’autre côté de la cornée. Les deux instruments doivent exercer une pression à peu près égale, dirigée en arrière vers la région du nerf optique, de façon à luxer le cristal-

lin directement vers la plaie cornéenne. La spatule reste en place, tandis que le bout du crochet mousse exécute des mouvements de va-et-vient, touten maintenant sa pression sur la cornée. Le manche de ce dernier instrument, pendant toute cette manœuvre, doit rester aussi horizontal que possible. La spatule ainsi employée sert à fixer le globe qui roulerait un peu si l'on ne se servait que du crochet. Lorsque le bord du cristallin désinséré apparaît à l’incision cornéenne, on peut apercevoir, entre le bord cristallinien et la lèvre scléroticale de lincision, le vitré mis à nu. À ce moment, la spalule reste en place et sert à accompagner le cristallin à travers la cornée sans exercer de pression. Le crochet mousse continue son mouvement de va-et-vient, en remontant peu à peu vers l’incision et en maintenant sa pression. La direction de celle-ci sera peu à peu modifiée : après la désinsertion du cristallin, une rotation graduelle de l'instrument sur l'axe du manche amène la pointe du crochet mousse jusque sur lincision ; à ce moment, l'opérateur pousse la lentille en haut vers le bord sclérotical de l’incision et non plus en arrière sur le vitré. Au moment où le cristallin va être complèteiment libéré, la spatule l'accompagne à travers la cornée et le maintient en position en l’empêchant de retomber en arrière ; pendant ce temps on le saisit dans la courbure du crochet mousse et on le jette au dehors. Au cours de cette dernière manœuvre, il faut veiller à ce que le cristallin soit bien pris dans la courbure du crochet el que sa capsule ne soit pas déchirée par la pointe de linstrument. Le crochet

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