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où primitivement de métal que l’on a remplie de liquide de Locke chaud destiné à maintenir la température du milieu à 39°, température du cobaye.
La partie inférieure de l’éprouvette est reliée à je tubulure d’une trompe à eau qui permet de faire le vide et de changer le liquide.
Le fragment d’utérus est relié par un fil et un bras de levier à une aiguille placée en regard d'un cylindre inscripteur à rotation lente sur lequel sont enregistrées les contractions.
De plus, le temps est marqué sur le cylindre de deux en deux minutes au moyen d’un stylet relié à un chronographe de Jacquet.
LE DOSAGE : L'appareil étant en place, la température à 39°, le cylindre enregistreur mis en marche, l'oxygène arrivant régulièrement on remplit l'éprouvette avec 60 centimètres cubes de liquide de Locke, puis on introduit 3 à 4 millimètres cubes d'une solution diluée à 1/1000 de l'extrait étalon.
On observe l'ascension de la ligne indiquant la contraction sur le eylindre inscripteur. Quand Faiguille est stationnaire on note avec un trait de plume le point le plus élevé.
On vide alors léprouvette, afin de ne pas laisser trop longtemps l’ulérus en contact avec l'extrait hypophysaire ce qui le fatigue et fausserait l'expérience.
On renouvelle celle-ci quatre fois en laissant à la corne utérine un repos que le palier du graphique montre comme étant égal à 2 minutes au moins.
und la SoTatiOh ‘étalôn a donné quatre fois de suite des résultats analogues, on recommence l’expérience avec des solutions différemment concentrées jusqu’à ce qu'on en trouve une qui ait une ac-—
tion analogue à celle de la solution étalon.
‘Quand on a obtenu un résultat, on le contrôle en répétant les expériences et en agissant alternativement sur l'organe avec la solution étalon et la solution titrée à éludier. se
On expérimente sur le fragment d'utérus jusqu'à ce qu'il ne réponde plus à la contraction. On peut, en moyenne l'utiliser pendant quatre ou cinq heures. =
On obtient après ce titrage un extrait dont la teneur en unités Voegtlin est bien déterminée et dont
un centimètre cube contient un nombre d'unités
connu mais qu'il est nécessaire de vérifier pour avoir un produit stable après un certain temps.
Actuellement l'extrait liquide de la ro° pharmacopée américaine contient dix unités internationales par centimètre cube.
Etant donné les opinions actuelles sur la posologie de la pituitrine on prépare, en Allemagne et en France, des ampoules contenant deux à trois unités par centimètre cube.
Enfin, les chimistes sont allés plus loin encore dans le perfectionnement des extraits de lobe postérieur d’hypophyse. :
On sait, en effet, que l'on reprochaïit à la pituitrine son action hypertensive responsable de cer-
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tains accidents et contre-indiquant l'emploi de l’extrait dans un certain nombre de cas. <
Or, les travaux de Grote, d’Aldrich, de Rowe, de Rugbee (1928), ont réussi à isoler les deux actions et à obtenir un produit ocytocique différent du produit hypertensif. C’est la uen -hypophamine.
Emploi de la pituitrine { 4
À quelles doses peut-on ‘employer l’hypophyse ainsi titrée C’est une question que les cliniciens ont essayé de résoudre en même temps qu'ils s’attachent à préciser les indications d'emploi de ce produit. | :
Nous envisagerons donc successivement :
Les doses obstétricales.
Les indications de l'emploi de DR OORU SE au Cours de l’accouchement.
Ses applications.
Les doses
Wodon, dans le rapport du congrès de Bruxelles de 1929, recommande une grande prudence dans l'emploi de la pituitrine,
La dose classique echolique est de 5 unités environ, soit + centimètre cube de la solution américaine, dose que l’on peut renouveler après 30 minutes.
La majorité des auteurs préconisent Lure de doses plus faibles encore.
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Hanch, Burn et Bourne, Williäms, Hoeland, Hermann, Krauss, Jebsen, préfèrent la dose de deux unités Voegtlin surtout au début.
Cela permet d’abord de juger de la sensibilité de la femme à la pituitrine (Hauch). De plus, il ne peut pas y avoir de tétanisation si on ne dépasse pas la
dose de 2 unités toutes les heures (Krauss). Enfin,
indépendamment des dangers des grosses doses d’hypophyse qui sont à rejeter, il est rare que les doses plus grandes donnent un résultat meilleur si
les doses faibles ont échoué : il s agit de femmes in-
sensibles à l'effet de la pituitrine (Hauch). Donc, en principe, la dose de la première injec-
tion est de deux unités que l’on peut renouveler se-
lon la réaction utérine plus ou moins bonne, sans dépasser 5 unités par injection. Telle est du moins la dose à employer avant l’accouchement.
Après l'expulsion de l'enfant, la plupart des auteurs emploient d'emblée 5 unités comme dose classique.
Par quelle voie doit. -on administrer la bibl tbhe D . — La voie buccale est inefficace en obstétrique.
— La voie nasale pour Hofbauer et Haerner aurait l’avantage de permettre la suspension de l’adiministration du médicament, maïs elle occasionne
des pituites.
—— La voie sous-cutanée est de résorption lente.
—— On utilise, le plus souvent, la voie intra-musculaire qui ne cause pas d'accidents et permet une absorption relativement rapide (4 à 5 secondes).
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— Quant à la voie intraveineuse elle est volontiers utilisée par Sachs, Mennert et Ostral. Cependant en raison des phénomènes généraux qu'elle peut amener : bourdonnements d'oreille, angoisse, vertiges, il semble qu'elle doive être réservée (Wodon) au traitement des inerties utérines graves.
Indications de la pituitrine
L'administration de l'extrait de lobe postérieur d'hypophyse reconnaît tout d'abord au cours de l’accouchement un ensemble dé contre-indications formelles auxquelles on ne saurait manquer sans risquer les graves accidents qui ont inquiété à juste titre les divers auteurs et qui ont même fait entrevoir le rejet absolu de l’hypophyse ocytocique.
— Elles sont uniformément reconnues et le Congrès de Bruxelles de 1920, , les a définitivement sanctionnées.
L'administration dé la pituitrine réclame
— Un bassin normal.
— Une présentation longitudinale.
— L'engagement normal.
— Un col souple.
— Une musculature utérine bonne n’ayant pas été césarisée antérieurement.
— Enfin l'absence absolue d’hypertonie utérine.
Quelques causes : Hypertension, néphrite, myo-
mn 27 — cardite, constituent des contre-indications d'ordre général.
Elle comporte une indication primordiale, l’ato-
nie ou l'hyÿpotonie utérine, Encore faut-il que celle-
ci soit nettement diagnostiquée. On sait, en effet,
combien les étais d’'hypertonie et d'hypotonie peu-
vent être confondus quand ils créent le même effet apparent : le travail traînant, lié à la contraction utérine insuffisante et bien étudiée par Vignes, et
plus récemment par Demelin et l'école de Siras-
bourpe.
En dehors de ces préceptes cardinaux nettement établis que peut-on demander à la pituitrine ocytocique? |
Ici, Wodon, entreprend d'étudier les cas classiques et les cas encore à l'étude.
Les applications classiques de l’hypophyse
Dans la présentation du sommet :
PENDANT LA PÉRIODE D'EXPULION : L'hypophyse est le véritable traitement des périodes d’expulsion lentes : à la condition qu'il n’y ait pas de signes de souffrance fœtale, qu'on ne dépasse pas 5 unités en raison de la susceptibilité particulière de
l’utérus à cette période et des déchirures périnéales que peut entraîner la sortie trop rapide de la tête.
PENDANT LA DELIVRANCE : Il faut distinguer la période d'injection de lhypophyse.
— 28 — ee
Si la pituitrine est injectée avant l'accouchement son action a entraîné des appréciations différentes de la part de ceux qui l'ont employée.
Pour Bagger, Hoffaner, Stern, Jaegers, Fabre, Devin, l'hypophyse injectée était responsable de l'inertie utérine et des hémorragies. :
Pour Delestre, Pouliot, Vogt, Féries, Studeny, Chenerson.
La pituitrine rend la délivrance facile et rapide, les hémorragies minimes et raccourcit le repos physiologique. Ces opinions contradictoires ont été conciliées par l'étude de Heilbron et Wellmann confirmée par Pouliot, Bureau Wodon.
L'injection précoce au cours du travail explique l'inertie pendant la délivrance, l'hypophyse ayant
épuisé son action ; l'administration tardive de la pituitrine permet au médicament de continuer son action après l'accouchement et de précipiter la délivrance.
Si l'extrait hypophysaire est utilisé après l’expulsion de l'enfant en cas de rétention totale du placenta, b unités peuvent faire réapparaître les contractions (Bamberger), mais il faut se méfier de la” rétention des membranes si la délivrance qui suit est rapide (Muller, Pouliot). Enfin, faut-il s’assurer que le défaut de délivrance n’est pas dû à une rétraction prématurée du col, ce qui favorise l’enchâtonnement. C’est vraisemblablement cette raison qui est responsable des échecs signalés par Vignes, Delec Cheneerson, ainsi que les adhérences
FRUITT 29
placentaires, cause de rétention, et sur lesquelles l'hypophyse n’agit pas. !
L'action de la pituitrine employée contre les hémorragies de la délivrance à été favorablement signalée dans 1 travail de Bell qui Su le premier.
À leur tour, Aaron, Foges, Hoptatter, Fischer l'ont employée avec succès. |
. Cependant, la majorité des auteurs reconnaissent la rapidité de son action, qui cependant est fugace, réclame pour agir vite la voie intra-vei- neuse, cause de quelques accidents : aussi préfèrent-ils, quand ils ont à traiter une hémorragie de . la délivrance par inertie utérine, se servir de l’ergotine (Fries, Jaeger, Hofbauer, Stern).
L'injection de pituitrine dans le muscle utérin en cas de césarienne a été cependant employée avec succès.
Ce sont là les cas classiques dans os on emploie la pituitrine: Il existe d’autres circonstances où l'usage de l'extrait hypophysaire discuté est encore à l'étude. ‘ j
C’est l'injection de pituitrine en vue de déclancher le travail pendant la dilatation.
Dans Tes présentations autres que le sommet, enfin, l'hypophyse employée dans le but de raccourcir le travail.
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L'hypophyse avant le début du travail
À cette époque, chez la femme enceinte à terme, l'injection de pituitrine est-elle capable de déclancher le travail ? Bell, Vogt, Gellie, Scott, Rowiand. répondent affirmativement, mais par contre Parisot et Mathieu, Adaer, Bubis, sont persuadés de l'inefficacité de la méthode. |
L'hypothyse, écrit Vignes, est en général impuissante, les exceptions sont rares, seulement pour de fortes doses et près du terme, quand de légères contractions se sont imanifestées. F
Il faut en réalité distinguer l'action de l'hypophyse seule ou associée à des excitations mécaniques chez la primipare puis chez là multipare.
Chez la primipare, la seule étude avec le seul emploi de l’extrait hypophysaire a été faite par Kurt- Hatzky. |
En injectant chez les femmes, dont le col n’est ni effacé, ni dilaté, 2 unités Voegthie, puis 6 unités une heure après, il obtient l'accouchement dans les 24 heures qui suivent ävec 33 % de succès.
Wodon et Guchtenaere enregistrent 60 % de succès. La plupart des cas où l’hypophyse a réussi à déclancher le travail étant ceux où il était associé à des manœuvres ou à d’autres ocytociques.
Chez la multipare, les mêmes auteurs notent avec ou sans rupture des membranes associée à l’injection hypophysaire 90 % de succès.
Le
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L'extrait hypophysaire pendant la dilatation Son action même a été niée (Rowland et Stoffen) malgré l'opinion contraire de la plupart des au-7 teurs. : | | hi Elle compte, employée seule, des partisans peu nombreux. C'est qu'à cette époque du travail, comme le fait remarquer Demelin, la lenteur du travail est plus souvent facteur de la contracture que de l'inertie. |
Bübis, Hendley, Lipkis, Vogt Kidd l'ont employée à petites doses surtout en cas de opte des membranes. He
Alcover, Newrith, Pouliot l'injectent chez des femmes ayant des douleurs peu nettes effaçant lentement le col. Tls emploient d’abord 2 unités pour tâter la susceptibilité et renouvellent cette dose 30 à 4o minutes après en injectant 5 unités. Les auteurs viennois ajoutent à l'extrait hypophysaire de Pextrait thymique qui -élèverait le tonus utérin (Temesvary). :
Chatillon le proscrit de façon générale pendant la dilatation, bien que, dit-il, il ait employé de petites doses à cette époque sans accident.
La majorité des auteurs insistent d ailleurs sur lé fait que l’on doit être très prudent à cette phase du travail en raison des phénomènes de contracture beaucoup plus fréquents que Fhypotonie, et n’employer que de petites doses, enfin réserver à des
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mains expérimentées le soin d'appliquer cette mé-
dication si active sous peine de voir survenir des.
désastres : contracture, risques de rupture, décollement prématuré du placenta causant la mort de
l'enfant, toutes conséquences de l'emploi inconsi-
déré de Ja pituitrine isolée.
D'RYPORAES dans le cas de présentation autre ae celle” du sommet
Elle a été assez peu employée. Il n'en est pas question dans la présentation de l'épaule ni du front (enclavement).
Dans le.siège, elle a été préconisée par Hotbanbns Hirsch, Studeny. On lui reproche de gêner la manœuvre de Mauriceau.
L'extrait hypophysaire a été préconisé dans le
placenta praevia par Hofbauer, Fries et Schmid. Enfin, on a discuté l'efficacité de l'emploi de l'hypophyse chez la primipare chez laquelle Delestre et Hofbauer ont eu des échecs, surtout s’il s’agit de primipares âgées.
Il nous reste enfin à envisager le rôle des bon hypophysaires dans le but de hâter l’évolution de ‘l'accouchement normal. Nous traiterons pour plus de clarté ce chapitre quand nous exposerons ultérieurement les résultats combinés de l’injection de pituitrine associée à l’anesthésie.
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