‹ De l'extrait hypophysaire ocytocique: Et en particulier de l'association de la pituitrine et de l'anesthésie au chloro-kélène au cours de l'accouchement normalChapitre 19 sur 28 · RÉSULTATS OBTENUS EN CAS DE TRAVAIL TRAINANT · texte numérisé non relu

RÉSULTATS OBTENUS EN CAS DE TRAVAIL TRAINANT

Nous avons essayé d'employer le procédé au cours du travail stationnaire en exceptant, bien entendu, les cas de dilatation longue par contracture utérine. La plupart des cas que nous avons relevés’ avaient trait à des femmes dont le travail normal. jusqu'à un certain moment, s'était arrêté. 11 exis-

tait des douleurs insuffisantes ou même celles-ci avaient cessé complètement. diste br

Trois des parturientes étaient des multipares dont la dilatation à cinq francs ne progressait pas. Elles ont mis respectivement 55, 55 et 95 minutes pour terminer leur travail. |

Les trois autres cas concernaient des primipares.

L'une d'elle avait la dilatation de petite paume depuis 25 heures et plus de contractions. Elle a accouché en go minutes après l'injection de pituitrine. | Lib + «La seconde dont le col avait une dilatation de 5 francs, mit 130 minutes pour terminer la dilatatien et l'expulsion.

La troisième, dont le travail était commencé depuis 3 jours, avec absence de contractions depuis > heures, termina sa dilatation en 60 minutes. L'accouchement se termina par un forceps.

La tête engagée en droite postérieure n'ayant pas effectué la rotation. La femme étant très fatiguée et les bruits du cœur fœtal rapides.

En résumé, sur les 6 cas observés, nous avons toujours constaté la reprise des contractions, mais la pituitrine semble iei moins active. Les contractions sont moins longues, le temps nécessaire à terminer l'accouchement est plus long.

Cette moindre efficacité est notée. aussi bien pour l'expulsion que pour la dilatation. De plus, ce sont des femmes fatiouées par un travail anormalement prolongé chez lesquelles nous avons hésité à faire

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des doses importantes de pituitrine par crainte de

souffrance fœtale. H La délivrance, par contre, s’est faite sans incident. Nous n'avons eu ni hémorragies ni délivrance artificielle.

Nous n'avons pas employé l'association de pituitrine et d’anesthésie au chloro-kélène pour d’autres

présentations que pour les présentations du som-

met. {

Elle a été employée cependant sans incident dans des présentations du sièges (Delalande) lorsque le travail semblait devoir être très facile et cela sans accident.

Nous l’avons appliquée dans un cas de placenta prœvia.

Il s'agissait d’une multipare, enceinte de 5 mois environ, qui avait déjà présenté au 5° mois de sa grossesse, une hémorragie utérine. Elle entre dans le service à nouveau pour métrorragie. Celle-ci est alors assez peu abondante pour que l’on risque de la faire cesser en, rompant les membranes. Durant plusieurs heures la femme ne perd plus de sang. L'hémorragie reprend tandis qu'apparaissent quelques contractions utérines.

La dilatation est à 1 franc. On injecte l’'hypophy-

se et on pratique l’anesthésie. La femme accouche U

So minutes après d'un enfant de 1.850 grammes. La délivrance est naturelle sans hémorragie anor-

male, mais elle est incomplète. On pratique une ré-

cola Slt

vision utérine qui ramène des débris placentaires adhérents. :

Les suites de couches sont normales.

Nous avons exposé les résultats de la méthode dans des cas différents où nous l’avons employée :

nous avons envisagé son action dans les différen-

tes périodes du travail.

Il nous reste à étudier son action sur la parturiente et sur l'enfant.

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