‹ De l'HallomégalieChapitre 13 sur 42 · CARTE (BR · texte numérisé non relu

CARTE (BR

— À l'Inspection, nous apparaissent également les modifications possibles de couleur de la peau : tantôt plus pâle (Obs. XXXI), tantôt plus pâle en certains points, plus rouge et plus tendue en d’autres (Obs. XXXIV); ainsi que l’hyperkératose notée par Legrain (Obs. XX VI) sur les régions hypertrophiées. Les callosités dues aux frottements et aux chocs, de même que les excoriations, dont le suintement est accru par la sudation, n’échappent pas à l'observateur attentif.

La présence d’une veine dilatée au dos de l’orteil fut remarquée par Caubet et Mercadé (Obs. XXIX), et la vascularisation exagérée de la partie antérieure de la plante, par Jayle et Desfosses. L’attention est attirée par l’atrophie fréquente des ongles, déformés, craquelés, et souvent plongeant dans les masses des parties molles; toutefois Adda (Obs. XL) les a vus élargis, et Albert (de Vienne) (Obs. XIID), élargis et hypertrophiés.

— La palpation, nous renseigne sur la consistance des tissus : celle-ci, normale le plus souvent à la face dorsale, est pseudo-fluctuante, élastique au niveau des régions adipeuses: Lhomme l’a trouvée dure en certains points au sein des tumeurs de son sujet.

— La peau est perçue épaissie, parfois indurée; Schœmacker l’a sentie immobile, Rendu et Loaec, sèche, rugueuse, avec des crêtes papillaires triplées de volume.

Des battements violents de l’artère dorsale de l’orteil furent constatés par John Reid, en même temps qu’une légère élévation de température locale; au

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contraire, Caubet et Mercadé relatent la sensation de froid plus marquée que leur produisit le pied difforme du sujet de l’observation XXIX.

—— Les sensibilités ont toujours été trouvées intactes, sauf par Legrain (Obs. XXVI), qui nota de l’hypoesthésie de toute la région antérieure du pied anormal.

— La mobilisation passive des articles permettra de reconnaître l’état du jeu des articulations, que nous avons déjà étudié au chapitre de l’anatomie pathologique.

— L’odorat nous décèlera l’odeur désagréable que peuvent émettre les solutions de continuité du tégument, déjà signalées; et leur lente cicatrisation pourra être un indice de la faible vitalité possible des tissus.

— Enfin la radiographie renseignera à la fois sur la part respective prise par les différents tissus dans l’hypertrophie, sur les rapports et la direction des pièces osseuses, sur leur forme, ainsi que sur la densité du tissu qui les constitue.

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