‹ De l'HallomégalieChapitre 6 sur 42 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

L’étude anatomique des cas d’hallomégalie nous conduit à les classer en deux grands groupes. Comme Bush, Richardière, Lannelongue et Quillon l'ont fait pour l’ensemble des augmentations congénitales de volume des membres, nous rangerons dans un premier groupe toutes les observations où l’hypermégalie porte également sur toutes les assises cellulaires qui par là gardent leurs proportions réciproques : gigantisme vrai; et dans un second, celles beaucoup plus nombreuses où l’hypertrophie touche inégalement les différents tissus et s'accompagne en général de tumeurs surajoutées, tumeurs de nature toujours lipomateuse.

a) L’examen des pièces montre la peau en général épaissie, parfois sclérosée (Obs. XXVII), ou hyperkératosée (Obs. XX VI).

b) Sous elle, le tissu cellulaire sous-cutané a subi une transformation graisseuse. Ce tissu graisseux, diffus, tend cependant, dans un grand nombre de cas, à s’amonceler en un point où il constitue un véritable lipome. Parfois c’est à l’extrémité de l’orteil (Obs. XIX),

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d’autres fois, lorsque deux orteils voisins sont pris il les englobe dans une même masse.

Mais, dans la majorité des cas, il siège à la plante du pied où il constitue un véritable coussinet, se continuant en avant avec le tissu sous-cutané graisseux des orteils hypertrophiés.

En arrière, il dépasse rarement la naissance du talon, et en largeur il est en général limité aux intervalles interosseux correspondants aux orteils difformes.

Il peut cependant s’insinuer sur la face interne du pied (Obs. XV et XVIII), voire même à la face dorsale en écartant les métatarsiens (Obs. XI).

Dans un cas de Lhomme (Obs. XXX VIT), l’envahissement lipomateux constituait deux tumeurs non pédiculées, l’une située au dos du pied, l’autre en avant de la malléole interne, sans qu’il y ait de coussinet plantaire notable.

Croissant en général en même temps que lorteil hypertrophié, le lipome peut toutefois n’apparaître que tardivement, et c’est justem nt le cas du malade de Lhomme, qui vit naître la première tumeur à l’âge de 15 ans, et la dernière à l’âge de 24 ans. Enfin, chez ce même malade, une des tumeurs adhérait au squelette.

c) Les muscles sont rarement touchés. Quelquefois augmentés de volume (Obs. I et XXI), ils sont plutôt atrophiés (Obs. XI et XXXVII), parfois même ils ont complètement disparus dans la masse lipomateuse

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