‹ De l'hémarthrose et de son traitement par la ponctionChapitre 12 sur 27 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

rolule ou au niveau du cul-desac sous-tricipilal permettra, dans le plus grand nombre des cas, de percevoir la fluctuation, pas toujours sans doute une flucluation nette, franche comme celle de lhydarthrose, mais une rénitence analogue à celle qu'on constate dans des hygromas tendus, dans des hydrocèles volumineuses.

La palpation nous fournit enfin des renseignements précieux, non seulement sur la nature sanguine de l’épanchement, mais sur le genre de lésions qui l'ont causé ; même pratiquée avec précaution, elle réveille, en effet, la douleur en cerlains points délerminés.

Thévenot a insisté sur deux. points douloureux de chaque côté de la joiniure au niveau même de lPinterligne articulaire ; il a signalé la fréquence extrème d'un point douloureux maximum au niveau de linserlion inférieure du ligament latéral interne. Ces localisations douloureuses sont liées à des t’raillements, à des arrachementsligamenteux ; dans quelques cas, seulement, car les recherches expérimentales de Segond ne leur attribuent pas une grande importance, elles pourraient expliquer la provenance de l’hémorrhagie intra-arliculaire, Bien que au point de vue purement clinique, il ne faille certainement pas leur attribuer une importance aussi considérable que le voulait Thévenot, leur recherche n’en doit pas moins être faite avec soin.

icrsqu'on ne rencontre pas ces points dou-

RE — loureux bien nets, el que l’on a déterminé seulement une douleur diffusée à tont l’ensemble de la jointure, ce qui arrive au mo ns aussi souvent, on ne doit pas pour cela abandonner le diagnostic d’hémarthroses, il faut seulement cher. cher ail'eurs les causes de l'hémorrhagie arliculaire ; el l’on soupçonnera une lésion des ligaments croisés ou une lésion du ligament adipeux. Si la douleur n’est pas excessive, on essayera d'imprimer des mouvements à la jointure et l’on fera de ces mouvements une analyse attentive. Une lésion sérieuse du côté des ligaments latéraux, qui ne se serait pas accusée par des phénomènes douloureux nets, ne sau*ait échapper si on constate des mouvements anormaux de latéralité ou de rolation dans lPextension du membre inférieur. La possibilité d'imprimer au genou malade des mouvements anormaux dans le sens antéro-poslérieur fournit aussi une donnée très importante au diagnostic, car elle établit nettement l'existence d’un arrachement ou d’une rupture des ligaments croisés.

Ainsi l'existence de points douloureux localisés sert à confirmer le diagnostic d'hémarthrose ; au cas où ces douleurs viennent à manquer, la constalation de mouvements anormaux y supplée amplement par les renseignements qu’elle fournit sur les déchirures ligamenteuses, causes de l’hé morrhagie articulaire, loutefois il ne faut rien exagérer ; les cas sont nombreux en clinique, où l'on cherche en vain des points douloureux nets,

LAS ES Se M 2 à

Page 1