AN VER
dus prédisposés par un. âge avancé, par des attaques rhumatismales répélées, peuvent aussi voir leur articulation subir un degré plus ou moins prononcé d'ankylose fibreuse, sur les inconvénients de laquelle il n’est pas besoin d'insister. Même sans aboutir à ces complications, les hémarthroses laissent trop souvent à leur suite des douleurs persistantes, des raideurs articulaires ef dela gêne fonctionnelie.
« M. le professeur Panas cite le cas d’un convierge qu'il avait soigné pour une entorse du genou, et qui deux ans après, sans présenter riens d'anormal, au point de vue de la liberté des mouvements, souffrait encore beaucoup de sa jointure; pourtant chez lui, il n'y avait plus de gonflement péri-articulaire, plus de liquide dans l'articulation » (1).
Hennart rapporte le cas d’un individu, excellent marcheur, avait contracté, einq ans auparavant, une entorse du genou, et qui, au moment où il le vit, se trouvait dans l'impossibilité de faire une course de plus d’une demi heure, malgré toutes les précautions qu'il prenait pour éviter un faux pas.
Quelle que soit la durée de l'immobilisalion et la lenteur de la guérison, plus marquée cependant après une immobilisation prolongée et une gué-
rison lente, l’atrophie musculaire est fatale à la
(@) In thèse de Bosset, 188%.
Le suite des hémarthroses:; elle frappe les masses musculaires avoisinant la jointure, surtout le triceps fémoral, au genou. Comme toutes les amyolrophies d’origine articulaire, elle n’est pas : due à l'inactivilé fonctionnelle du membre, résultant de l'immobilisation, comme l’admettaient à tort autrefois Cruveilhier, Gillet et tant d’autres ; elle est due unique vent à l’inflammation arliculaire, que cette inflammalion agisse par compression des vaisseaux nutritifs des muscles où par névrite ascendante de voisinage ou enfin qu’elle soit le point de départ d’une action réflexe sur les centres trophiques de la moelle. Cette dernière théorie semble la mieux- démontrée par les recherches expérimentales de Raymond (1), et celles de MM. Duplay et Cazin 42).
Il est à noler que das certains cas, l'apparition de l’atrophie est précoce, cest une des raisons d’ailleurs qui empêchent de l’attribuer à rinaclivilé fonctionnelle. Sa marche peut être aussi d’une rapidité extrême, rapidité évidemment en rapport avec l'intensilé de l’arthrite, mais non avec la gravilé de latrophie. Les atrophies les plus rapides ne sont pas les plus durables ni les plus graves. At |
Quelle que soit leur évolution clinique, les atrophies musculaires qui succèdent aux hémar-
(1) Raymond. Rev. de Médecine, 1890, p, 374.
(2) Dupluy et Cazin. Arch. gén. de Méd., 1891, vol. E, p. 5.