RS L'HEURE
tusion doit seul être invoqué. Sans que la peau soit entamée, la synoviale peut étre atteirte dans les points où elle déborde l'interligne articulaire. Dansses expériencescadavériques, Bonnet, de Lyon, a constatéque dansles cas où le choc avait porté sur les côtés de la rotule, il y avait déchirure de la synoviale dans uneétendue plus où moinsgerande, alors que la peau n’offrail aucune solulion de contünuité. D'où, vient dans ce cas, le sang épanché ? ‘on sat qu'à l’état normal la synoviale contient fort peu de vaisseaux, il semble done que sa blessure ne doit être suivie d’épanchement de sang que par suite d’une rupture simultanée de la capsule fibreuse qui permet ainsi aux vaisseaux périphériques ouverts de déverser ieur sang dans Particle. Peut être aussi faut-il admettre avec M. le professeur Panas (L),qu'il existe souvent, antérieurement au traumatisme, un certain degré d’hydarthrose ou d’arthrite chronique, ayant amené une vascularisation exagérée de la synoviale, de $orle que cette dernière, quand elle est rompue, est capable de déverser une quantité de sang plus grande qu'à l’état normal. Force nous est d’avouer, cependant, que l’on ne s'explique pas d'une manière absolument satisfaisante, avec des lésions limitées à la synoviale, là rapidité de produélion et la tension extrême du sang épanché dans l’arliculation.
(1) Dict. de Médecine et de Chirurgie, article « Genou »,