Virchow. Pathologie des limeurs
2. Monalschrift fiir Geburhkund. Frauenkranliaslen, IX, p. 3.
3. Drapier. Considérations sur l’hématocèle rétro-utérine consécutive à la pelvi-péritonite. Thèse. Paris, 1876.
4. Contribution à l’étude des hémalocèles péri-utérines et notamment de l’hématocèle par néo-membranes pelviennes. De la pacliy -péritonite hémorrhagique. — Annales de gynécologie, 1877.
de cette vaginale féminine, ce qui arrive pour d’autres séreuses atteintes de phlegmasies hémorrhagiques, et ce queM. Gosselin a si bien décrit à propos de l’hématocèle de la tunique vaginale? Les recherches de M. Bernutz n’ont-elles pas établi la fréquence de la pelvi-péritonite ?
Ferber, dans son Mémoire , dit avoir examiné avec le plus grand soin la cavité pelvienne d’un grand nombre (indéterminé) de femmes ayant succombé à des affections diverses. Ne tenant compte que des femmes âgées de trente à quarante-deux ans, il aurait trouvé dans un tiers de cas environ des traces incontestables, ou du moins de simples vestiges de pelvi-péritonite. Sur quinze lemmes qu’il a examinées également avec soin, Drapier a rencontré dans deux cas seulement les lésions signalées par Ferber. Elles se présentent sous des formes diverses : 1° plaques congestives avec ou sans épaississement du péritoine; 2° néo-membranes circonscrites vascularisées ; 3° plaques pigmentaires réticulées; h° hématomes circonscrits ; elles ont pour siège de prédilection la face postérieure de l’utérus.
Friedreich 1 a, dans ces dernières années, insisté sur une forme particulière de péritonite hémorrhagique. Les fausses membranes formant des couches stratifiées étaient remarquables par leur grande vascularisation, le sang s’épanchait entre elles, et non dans la cavité péritonéale, donnant ainsi naissance à de véritables kystes sanguins. Ces fausses membranes péritonéales offraient de telles analogies avec celles de la pachy-méningite chronique hémorrhagique , qu’on ne pouvait, au dire de Friedreich, es distinguer les unes des autres soit cà l’œil nu, soit au microscope.
Dans la péritonite chronique ou tuberculeuse, il existe fréquemment dans le cul-de-sac de Douglas des adhérences, des
1. Ueber eme besandere Form clironischer hamorrhagischer peritonilis und über dos Hômalon, des Bauclifells. (Virchow’s, Archiv. 1873,
t. VIII.)
néo-membranes très-vasculaires , se- déchirant à la moindre traction et circonscrivant des vascuoles plus ou moins profondes, remplies d’un liquide rosé, sanguinolent.
La présence chez l’homme d’hématomes recto-vésicaux, fait rare, plaide également, suivant Virchow l, en faveur de la pelvipéritonite hémorrhagique , susceptible de produire chez la femme une hématocèle péri-utérine.
L’hémorrhagie peut avoir lieu dans les feuillets des néomembranes de la pelvi-péritonite, ou dans les aréoles quelles circonscrivent; d’autre part, il semble permis de rattacher des épanchements libres dans le péritoine pelvien à la rupture immédiate ou consécutive de la coque néo-membraneuse de ces hématomes. Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi, l’extravasat sanguin produit par la rupture à la surface des fausses membranes , des vaisseaux de nouvelle formation , a lieu parfois dans une pelvi-péritonite avec épanchement séreux plus ou moins abondant, l’hydrocèle se transforme en hématocèle; on se trouve en présence d’une hydro-hématocèle.
Le sang peut, d’autre part, faire irruption dans des poches kystiques d’origine inflammatoire occupant l’excavation pelvienne et remplies de sérosité, de sérosité purulente, de pus. La consistance, la couleur du liquide, varieront suivant la proportion dans laquelle s’est opéré ce mélange 2. Crédé ayant pratiqué la ponction d’une tumeur située dans le cul-de-sac de Douglas, vit s’écouler par le trocart d’abord un sérum clair, puis un sérum coloré, enfin du sang pur. Réuni dans un verre, le liquide, du volume de huit onces, formait un petit caillot dans beaucoup de sérum.
Une nouvelle ponction fut faite deux jours après, elle donna issue à une telle quantité de sang pur coagulable qu’on dut retirer le trocart.
1. Virchow. Die Krankheilen Geschwülte. Berlin, 1663, t. T, p. 149 à 153.