Wiener medizinische Wochenschrift , 1868 , n
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a l’avantage de rappeler une lésion analogue chez l’homme, la dilatation variqueuse des veines spermatiques, affection qui n’est pas rare, et, par cela même, d’indiquer nettement à l’esprit l’état du plexus veineux utéro-ovarien. Des faits cliniques, mais surtout des autopsies ne laissent pas de doute sur la possibilité de l’hématocèle par rupture de ces veines, situées dans l’épaisseur des ligaments larges ; nous ne pouvons entrer dans le détail de quelques-unes de ces observations que l’on trouvera, du reste, analysées, peut-être trop succinctement dans la thèse de Devalz *. L’état variqueux est loin d’être toujours indiqué et il est probable que dans beaucoup de cas les parois veineuses n’avaient subi d’autres modifications qu’une distension plus ou moins considérable, due à la stase sanguine, à la gêne de la circulation en retour. Dans son mémoire : Sur la rupture du plexus utéroovarien et le trombus intra-pelvien qui en est la suite, M. Puech (Académie des sciences, 28 juin 1858) pose comme conclusion : que l’état variqueux n’est pas nécessaire : noté dans quatre observations, il a fait défaut dans le plus grand nombre des cas. Il ne suffit pas qu’une veine soit volumineuse, sinueuse pour la qualifier de varice, il faut que sa paroi vasculaire ait subi des altérations bien connues aujourd’hui, grâce aux recherches histologiques.
Les veines des ligaments larges n’ont jamais été alors, que nous sachions, examinées histologiquement, et il serait utile de constater d’une façon positive le genre de lésion qu’elles ont subi.
La tunique moyenne a-t-elle disparu par place ou complètement ? sommes-nous en présence de cette phlébite chronique qui constitue l’altération variqueuse et qui a pour siège surtout la couche musculo-élastique, ou bien n’y a-t-il pas eu antérieurement de la pelvi-péritonite, des phénomènes inflammatoires du côté des ligaments larges et momentanément une
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vascularisation exagérée, une périphlébite de voisinage, toutes causes prédisposant à la rupture ?
Ce sont là autant de points intéressants à connaître.
Dans la plupart des cas, l’hématocèle est dite intra-péritonéale, et l’on ne parle que de la déchirure d’une veine du plexus utéro-ovarien. Il semble que le sang soit versé directement dans le péritoine ; on ne paraît pas tenir un compte suffisant du siège du vaisseau déchiré, du mode d’écoulement du sang; en un mot, on aurait de la tendance à croire que, les vaisseaux rampant à la surface interne de la séreuse, la rupture de leur tunique permet l’épanchement d’emblée dans le péritoine. S’il en est ainsi parfois, ce que nous ne contestons pas, on ne se trouve certainement pas en présence de simples dilatations variqueuses, car alors les feuillets péritonéaux qui forment les ligaments larges ne peuvent céder devant le liquide épanché ; leur structure sur laquelle nous avons longuement insisté, les résultats fournis par l’expérimentation , sont garants de leur résistance : la tumeur sanguine doit être extra-péritonéale. Elle le sera d’autant plus facilement, que l’infiltration sanguine trouve une voie facile dans le tissu cellulaire intra-ligamenteux, la laxité de ce tissu est encore accrue par les phénomènes congestifs, les troubles circulatoires dont cette région est le siège.
Plusieurs fois on a trouvé à l’autopsie de petits hématomes dans l’épaisseur des ligaments larges : M. Richet en a cité des exemples.
Les effusions sanguines dont nous venons de parler doivent donc former des hématocèles extra-péritonéales, et il est probable que, lorsque la rupture d’un des vaisseaux du plexus pampiniforme de la femme détermine un épanchement sanguin intraabdominal, la séreuse n’était pas indemne de toute altération.
La rupture sanguine dans le péritoine s’expliquera d’autant plus facilement que l’on admettra, ce qui n’a point été jusqu’ici l’objet de recherches suffisantes, des phénomènes inflammatoires préalables du côté des annexes et du péritoine pelvien. On corn-
prend alors que, sous l’influence de l’inflammation, la résistance de la séreuse péritonéale soit moindre, et que par une déchirure elle livre passage au sang d’abord situé en dehors d’elle.