Truite de physiologie
4. .M. Bernutz e?t loin cependant d’être exclusif sur les causes, le mécanisme de l'hémorrhagie; quoique, penchant dans un grand nombre de cas pour le reflux du sang menstruel, il ne méconnaît pas les autres sources de l’hématocèle. On pourra juger de son éclectisme par la lecture du Traité de clinique médicale sur les maladies des femmes.
le moins du monde cette opinion, et suivant M. le professeur Courty \ « elles paraissent se rapporter à des cas de congestion sanguine du système utérin. » Non-seulement ces faits sont susceptibles d’une autre interprétation, mais nous ne nous expliquons pas, soit la contraction spasmodique localisée au col seul, soit la persistance du spasme susceptible de laisser s’écouler dans la cavité péritonéale plusieurs centaines de grammes de sang. Dans les liématocèles par atrésie des voies génitales, il a fallu, du reste, des mois, des années pour que le sang retenu dans la cavité utérine amenât par suite de l’apport de chaque période menstruelle la dilatation de cet organe, et en dernier lieu le reflux du liquide dans la trompe.
En 1856, Nélaton a opéré une jeune fille de vingt-trois ans d’une oblitération congénitale de l’utérus. Pendant huit années il y avait eu accumulation du sang menstruel avec dilatation considérable de l’utérus, mais il n’existait aucun épanchement sanguin dans le péritoine.
Nous savons, du reste, par l’excellent mémoire de M. Puech2, que dans les rétrécissements, les oblitérations des voies génitales, c’est-à-dire dans les cas les plus favorables au passage du sang dans la trompe, ce reflux du sang menstruel est excessivement rare; il n’a eu lieu que 16 fois sur 310 observations. Avant que le sang ne fit irruption dans la cavité péritonéale, les malades avaient présenté des accidents divers dus à la rétention menstruelle ; à chaque poussée cataméniale elles avaient enduré de violentes douleurs, des phénomènes de péritonite étaient survenus, et ce n’est qu’après un temps plus ou moins long qu’apparaissait l’hématocèle.
Les derniers arguments que nous avons à faire valoir contre la théorie de M. Bernutz ont été mis en avant par MM. Richet, Gallard, Raciborski, par M. le professeur Guyon 3 qui, dans sa