‹ De l'hématocèle péri-utérineChapitre 21 sur 50 · Guyon. Thèse de Paris, 1858, p · texte numérisé non relu

Guyon. Thèse de Paris, 1858, p

thèse inaugurale, a insisté sur la disposition des ostia utcrina , leur peu de perméabilité; conditions éminemment défavorables, même sous l’impulsion des contractions utérines, au passage d’une certaine quantité de sang.

Nous pourrions encore invoquer les résultats négatifs des injections poussées avec violence dans la cavité utérine et montrer combien le sang est peu propre, en raison de sa coagulabilité, à opérer cette migration.

Nous n’ignorons pas qu’il est arrivé parfois de prendre en quelque sorte sur le vif, le passage du liquide sanguin, et dans une observation avec autopsie, communiquée à la Société anatomique par M. Spiess1, un caillot s’étendait des deux cinquièmes internes de la trompe droite à la cavité utérine. Il s’agissait d’une jeune fille qui, atteinte d’une varioloïde coïncidant avec une époque menstruelle, succomba le septième jour. Malheureusement pour la théorie, le cas est complexe, et dans toutes ces affections graves, de nature virulente ou septicémique, des congestions se produisent aisément sur divers organes.

Dans l’autopsie présente, nous ne voyons pas pourquoi, par exemple, le sang ne fut pas venu aussi bien de la trompe que de la muqueuse utérine.

Nous ne voulons pas prolonger cette discussion, et entrer dans l’analyse de chaque fait spécial qui sert de base à la théorie du reflux ; il nous semble suffisamment prouvé que, dans la grande majorité des cas, l’hématocèlepéri-utérine ne reconnaît pas ce mécanisme. Signalons une observation curieuse de Lawson Fait, publiée dans un des derniers numéros du Brilisli medical Journal 2. L’auteur l’intitule : Rétention des menstrues dans la trompe de Fallope ; il s’agissait d’un kyste sanguin de cet organe, ainsi que le prouva la gastrotomie qui fut pratiquée. La malade guérit.

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