British medical Journal, 1818, mai, p
HÉMORRHAGIE TUBAIRE.
La trompe peut-elle être le point de départ d’une hémorrhagie intra-pelvienne et consécutivement d’une hématocèle? Pour répondre à une telle question, il faut considérer les observations diverses qui ont été publiées comme démonstration, et surtout baser son opinion sur le résultat des autopsies.
Dès 1853, Tilt 1 signalait dans son ouvrage un cas d’hémorrhagie tubaire dont il empruntait la description àSwitz, et, quelques années plus tard, M. Puech 2, dans un travail remarquable sur ce point particulier de pathogénie, rassemblait six observations de rupture de la trompe; il établissait d’une façon positive, et sa première observation avec autopsie en fait foi, l’existence de l’hématocèle par hémorrhagie tubaire.
Envisagée d’une façon générale, l’hémorrhagie par la trompe n’est pas discutable, mais là n’est pas toute la solution de la question. La cause de l’hémorrhagie est-elle unique ? Quel en est le mécanisme ? Diverses explications ont été proposées et nous devons les discuter.
Trousseau 3 admettait deux espèces principales d’hématocèle : l’une qui avait son origine dans l’ovaire, c’était l’hématocèle ovarienne; l’autre qu’il désignait sous le nom d’hématocèle cataméniale ou tubaire, voulant, par le nom de cataméniale, indiquer clairement qu’il s’agit d’une hémorrhagie de la membrane muqueuse de la trompe ou du pavillon et qu’elle a lieu au moment de l’écoulement menstruel. Cette dernière variété