Union médicale , 1858, p
'r S. Ballet, de la Soc. anatom., 1869.
Une des variétés les plus importantes d'hémorrhagie tubaire est certainement celle que Trousseau désigne sous le nom de cachectique, et que M. Bernutz fait rentrer dans la grande classe des hématocêles mèlrorrhagiques j elles reconnaissent toutes pour cause une exagération de l’exhalation sanguine dévolue aux organes génitaux féminins. Ce sont des hématocêles métrorrhagiques symptomatiques de pyrexies ; on les rencontre dans les cas de rougeole, de variole, de scarlatine, de fièvre typhoïde, de purpura, d’ictère malin, etc. Ces maladies graves modifient profondément la composition du sang; elles augmentent sa fluidité, d'où les extravasations sanguines dans divers organes et spécialement du côté des membranes muqueuses, etc. Barlovv, Simpson, Hélie (de Nantes), Laboulbène, ont cité des observations on ne peut, plus probantes. Fenerly *, dans sa thèse, insiste sur ces épistaxis tubaires, et Scanzoni1 2 cite trois autopsies à l’appui de ce genre d’hémorrhagie. Une jeune fille de vingt-deux ans, atteinte de rougeole, succomba immédiatement après le début de ses règles avec tous les symptômes d’une péritonite aiguë; on ne constata à l’autopsie d’autre cause de mort qu’une hémorrhagie de la trompe gauche.
Souvent ces hémorrhagies internes amènent en peu d’heures un dénoûment fatal, et l’enkystement du sang épanché, l’hématocèle, en un mot, n’a pas le temps de se produire. Dans quelques cas cependant, lorsque l’hémorrhagie n’est pas trop abondante, une tumeur a pu se former, ainsi que le démontrent les observations de Follin, Oulmont 3; mais le plus habituellement l’épanchement sanguin constitue une complication très-grave, rapidement mortelle. Dans le cours d’une fièvre typhoïde, une hémorrhagie interne a dû plus d’une fois être confondue avec une