‹ De l'hématocèle péri-utérineChapitre 27 sur 50 · Luc. cil · texte numérisé non relu

Luc. cil

suivant M. Gallard, les différentes régions où l'on peut rencontrer l’ovule. On lira dans les Leçons cliniques faites à la Pitié des cas de ce genre, personnels et empruntés à divers auteurs; nous apportons nous-même à l’appui de cette théorie un fait des plus intéressants, avec autopsie, observé par le professeur Recklinghausen. Cette observation nous a été communiquée par M. le Dr Meyer.

Nous ne nous sommes occupé jusqu’à présent dans ce paragraphe que des hémorrhagies ovariennes en quelque sorte physiologiques ; il importe de ne pas omettre les hémorrhagies qui se rattachent à une altération des ovaires. M. Courty 1 insiste beaucoup sur l’inflammation aiguë et chronique de ces organes comme cause d’hématocèle ; pour le savant professeur de Montpellier, la congestion chronique serait la cause la plus active de ces hémorrhagies, la majeure partie des hématocèles n’aurait pas d’autre origine. La rupture de l’organe malade surviendrait à toute époque , mais on comprend qu’elle soit plus fréquente pendant la période menstruelle , alors que la fluxion physiologique détermine une augmentation de la tension vasculaire. Denonvilliers 2, Demarquay 3 ont rapporté des exemples de rupture d’ovaire pathologique, avec hémorrhagie abondante.

La déchirure des kystes sanguins ovariques est signalée; dans le cas de Denonvilliers 4, on put constater deux petits kystes sanguins ouverts à la surface d’un ovaire; dans l’observation de M. Puecli, la rupture des kystes amena la mort par péritonite. Il s’agissait probablement dans ces faits d’hémorrhagies antérieures dans les vésicules ovariennes, telles que M. le professeur Robin les a décrites, en 1857, dans une communication à la Société de biologie s. Ces ruptures de kystes sanguins ovariques

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