Séance de la Société de chimie
5. Ch. Robin. Note sur les hémorragies des vésicules ovariennes. — Gazet. hebd ., 4 857, p. 918.
ne sont pas très-rares ; on trouve de ces petits kystes assez souvent à l’amphithéâtre, situés dans l’épaisseur de l’organe où ils font une saillie plus ou moins marquée à la surface. Pour M. Robin, les vésicules ovariennes peuvent être le siège de deux sortes d’hémorrhagies : l’une, l’épanchement sanguin périodique accompagne la rupture de la vésicule et la sortie de 1 ovule ; elle est seule suivie de la formation d’un corps jaune; l’autre hémorrhagie se fait dans une ou plusieurs vésicules en même temps , vers l’époque ou en dehors de la menstruation , sans qu’elles se soient rompues et vidées de leur contenu. Ces hémorrhagies, véritables apoplexies intra-ovariennes, créent ainsi des kystes sanguins dont la rupture s’accompagne parfois d’hématocèles.
Dans quatorze autopsies relatées par M. A. Voisin, on constate des kystes sanguins attenant à un point de la surface libre des ovaires.
Trousseau 1 cite une observation d’hématocèle par rupture d’un kyste hématique de l’ovaire ; depuis lors , plusieurs faits analogues ont été publiés; dans un cas, l’ovaire avait le volume du poing; l’autopsie ne fournit pas d’autres détails.
L’hématocèle péri-utérine n’est, en résumé, qu’une manifestation de lésions diverses de l’appareil génital interne de la femme. Dans une première phase de son développement, elle a une simple valeur symptomatique, elle est comparable à l’hémoptysie, à l'hématémèse , mais bientôt elle constitue un épiphénomène, une complication qui domine la scène pathologique.
L’utérus, la trompe, le péritoine enflammé peuvent être le point de départ d’une hémorrhagie intra-pelvienne assez abondante pour donner naissance à une hématocèle , et dans l’état actuel de la science , on ne saurait accepter un mécanisme unique.
Les observations les plus récentes tendent cependant à attri-