Robert. Thèse de Paris, 1854. Des tumeurs rétro-utérines
4. Fenerly. Thèse de Paris, 4 855. De l' hématocèle rétro-utérine.
5. Engelhardt. Thèse de Strasbourg, '1856. De l' hématocèle périutérine.
6. Gallardo. Thèse de Paris, '1857. De l’hématocèle péri-utérine.
7. Devalz. Ihèse de Paris, 1858. Du varicocèle ovarien et de son influence sur le développement de l’hématocèle rétro-utérine.
8. Académie des sciences, 22 février 1858. — De l’hématocèle périutérine et de ses sources , Montpellier, 1855.
9. Baudelot. Thèse de Paris, 1858. Des tumeurs sanguines de l'excavation pelvienne chez la femme ou hématocèle péri-utérine. — Cassagnes. Thèse de Paris, 1858. Des hématocèles intra-pelviennes. — Verdct. Thèse de Paris, 1858. Des hématocèles përi-utérines. — Dcfos de Rau.
Quelques réflexions à propos d'un cas cl' hématocèle rétro-utérine. Thèse de Strasbourg, 1868.
tenues la même année à la Faculté de Paris, nous indiquent l’intérêt que l’on apportait alors à l’étude de l’hématocèle. On y trouve des observations intéressantes et certains cotés de la question élucidés. La monographie la plus complète sur ce sujet, qui parut également en 1858, fut la thèse inaugurale de A. Voisin et à deux ans d’intervalle (1860) son Mémoire sur l’hématocèle rétro-utérine1. Riche de quarante-deux observations, ce travail méritera toujours d’être consulté ; basé sur des faits bien observés, il fournit des indications précieuses. Peut-être quelques cas se rapportent-ils plutôt à des phlegmons péri-utérins, à des pelvi-péritonites qu’à de véritables épanchements sanguins.
Signalons encore un deuxième Mémoire de Puech2, complétant les conclusions de son premier travail ; il considère la rupture du plexus utéro-ovarien comme la cause la plus commune de l’hématocèle rétro-utérine.
Dans leur ouvrage3, Bernutz et Goupil consacrent des pages fort instructives aux tumeurs hématiques de l’excavation pelvienne. La question y est envisagée sous toutes ses faces et l’on y trouvera longuement discutées, avec une érudition rare, les différentes théories invoquées pour expliquer la formation de l’hématocèle. Le Mémoire4 de M. Gallard, lu à la Société médicale des hôpitaux le là juillet d 858, concluait à l’identité de l’hématocèle péri-utérine spontanée et de la ponte extra-utérine. M. Gallard était plus affirmatif qu’en 1855; nous le verrons, du reste, dans ses leçons cliniques, développer, preuves en mains, cette idée que l’hématocèle n’est, le plus souvent, qu’une grossesse extra-utérine.
'I. A. Voisin. Thèse de Paris, 1858. — De V hématocèle rétro-utérine et des épanchements sanguins du petit bassin , Paris, 1860. — Coquard. Thèse de Paris, 1859.
2. Mémoire sur la rupture du plexus utéro-ovarien et le thrombus inlra-pelvien, qui eu est la suite. Académie des sciences, 28 juin, 1858.
3. Clinique médicale sur les maladies des femmes. Paris, 1860.
4. Gallard. Mémoire sur les hématocèles péri-utérines spontanées.
( Archives générales de médecine , 1860.)
Pendant un certain nombre d’années, le silence semble se faire sur les épanchements sanguins intra-pelviens, et à part quelques faits fort intéressants, puisqu’ils sont accompagnés d’autopsies, publiés dans les Bulletins de la Société anatomique, nous arrivons en 1868, où nous avons à tenir compte de la leçon de Trousseau. Dans l’hématocèle pelvienne 1 nous laissons de côté les faits présentés cà la Société anatomique, car ils trouveront leur place, soit au chapitre : Anatomie pathologique, soit dans le tableau d’observations que nous donnons à la fin de notre thèse. Trousseau fait jouer un rôle prépondérant à la menstruation. L’hémorrhagie, suivant lui, ne peut venir que de deux sources : de l’ovaire ou de la trompe. À l’époque menstruelle il se ferait une exhalation sanguine par la muqueuse tubaire, d’où l’hématocèle cataméniale par opposition à Thématocèle ovarienne.
On lira dans les ouvrages spéciaux traitant des maladies des femmes, dans l’article de M. Bernutz, du Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie, des pages fort intéressantes sur Thématocèle péri-utérine. Aran2, Courty 3, Nonat 4, etc., donnent de cette maladie une description complète.
Quelques oublis volontaires au point de vue historique seront réparés quand nous traiterons des différentes théories de Thématocèle. Il nous reste, pour être à peu près complet en fait de travaux français, à donner l’indication bibliographique de cinq thèses traitant des épanchements sanguins de l’exca-
'1 . Trousseau. Clinique médicale de l’ Hôtel-Dieu de Paris, tome III, page 60Z|.
2. Aran. Leçons cliniques sur les maladies de l’utérus et de scs annexes.
3. Courty. Traité pratique des maladies de l’utérus, de l’ovaire et des trompes.
4. Nonat. Traité pratique des maladies de l’utérus, de ses annexes et des organes génitaux externes.
vation pelvienne, soutenues à la Faculté de Paris depuis 1869 jusqu’en 1878 \ Signalons également une thèse présentée sur ce sujet à la Faculté de Montpellier1 2.
La littérature étrangère a, dans ces dernières années, réuni un assez grand nombre d’observations d’hémaiocèles péri— utérines, mais nous trouvons sur la matière peu de travaux originaux.
En Allemagne, les idées de Virchow sur la formation de l’ hé— matocèle par rupture de néo-membranes pelviennes n’ont pas eu beaucoup de crédit; nous dirons plus loin ce qu'il faut en penser. Plusieurs observations empruntées aux recueils allemands d’obstétrique et de gynécologie placent le siège des épanchements sanguins en dehors du péritoine. Jacob Kuhn3 aurait constaté dans deux autopsies à la clinique obstétricale de Frankenhauser, à Zurich , l’hématocèle extra-péritonéale chez la femme; il s’étend longuement sur les signes distinctifs de cette forme d’épanchement sanguin et de l’hématocèle commune.
Schroeder4 5, Braun ont rapporté des cas d’hématocèle antéutérine due à la rupture d’une trompe par grossesse tubaire, alors que les deux feuillets du cul-de-sac de Douglas étaient accolés et oblitérés par des adhérences.
Le Mémoire de Fritsch sur l’hématocèle rétro-utérine 3 est
1. Provensal. De l’hémalocèle rétro- utérine. Thèse, 1809. — Raguet. De l’hématocèle rétro-utérine. Thèse, '1870. — Nachtel. De l'hëmatocèle péri- utérine. Thèse, 1875. — Drapier. Considérations sur l’hëmatocèle rétro-utérine consécutive à la pelvi-péritonile. Thèse, 1876. — Cotelle. De V hé matocèle péri-ulérine. Thèse, 1877.
2. Lacoste. Thèse de Montpellier, 1877. De l’hémalocèle péri-ulérine extra-périlonëa I e .
3 J. Kuhn. Des épanchements sanguins qui se produisent dans les ligaments larges et le tissu pèri-utërin. Thèse, Zurich, 1874.
4. Schroeder. Palhogënie des hématocèles rétro-utérines et anlë-utérines ( Arc hiv . fur Gynœkologie, t. V, Berlin, 1873).
5. Fritsch. Hémalocèle rétro-utérine ; Lassernburg Klinischer, von Richard Volkmann. Leipzig, 1873.
un résumé très-complet de nos connaissances sur les tumeurs hématiques. Tenant compte des nombreuses autopsies de Muschka et Ott, où l’hématocèle a toujours été trouvée intra-péritonéale, Bitschler regarde la variété extra-péritonéale comme très-rare. 11 rejette la ponction, à moins qu’il n’existe des signes évidents de suppuration.
Les chirurgiens anglais et américains ont rapporté dans ces dernières années de nombreuses observations d’effusion de sang dans le péritoine1. Nous trouvons dans les Obstétrical Transactions of London, dans le British medico-cliirurgical Beview 2, Y American Journal of the medical Sciences, le New- York medical Jour naïf etc., des faits intéressants d’hématocèle dus à Lames, Meadows, Tyler Smith, etc. Les Reports Saint-Thomas \s Hospital , 1870, contiennent un Mémoire de R. Barnes avec cinquante et une observations d’hématocèle et d’épanchement sanguin dans le péritoine, le peu de détails dans lesquels entre l’auteur ne nous a pas permis d’en tirer grand parti; il ne nous a même pas été possible de les faire entrer dans notre tableau résumé. En dehors des pages consacrées à l’hématocèle dans les livres classiques, laissant de côté les revues critiques des journaux italiens, nous avons à signaler un Mémoire de Verardini, où se trouvent consignées plusieurs observations du professeur Rizzoli.
L’hématocèle péri-utérine est, ainsi que nous le disions au début, une question éminemment française; que l’on parcoure les revues étrangères, on verra que, depuis vingt ans, si l’on a apporté des observations nouvelles intéressantes à plus d’un
t . Byrne. — Clinical mémoire on diseuses of luomcn. — New-York, 1 860.
2. Tuchwell on effusion of blood in l lie neighbourhood of tlie utérus. — London, 1863.
3. Gaillard Thomas. — /! Trealise on the diseuses of women. Philadelphie, 1876.
titre, il n’y a pas eu d’œuvre d’ensemble sur ce point de la pathologie.
Nous pouvons maintenant esquisser à grands traits, pour la rendre plus compréhensible, l’histoire de l’hématocèle péri-utérine.
Dans une première période qui s’étend depuis une époque reculée, à partir tout au moins de l’observation de Ruyscli (1737) jusqu’à 1848-1850, les tumeurs sanguines de l’excavation pelvienne n’ont été l’objet d’aucune description complète; elles avaient été vues, mais non décrites, à part très-peu de cas.
La deuxième période commence avec les travaux des chirurgiens et gynécologistes français (1848). Beaucoup de points ont été élucidés, mais d’autres restent encore obscurs, et la question de l’hématocèle péri-utérine offre toujours un vaste champ de recherches.
Les premiers travaux, les discussions à la Société de chirurgie établissent d’aborcl les signes de la maladie, son siège exact; on croit à l’utilité de l’intervention chirurgicale , on préconise comme traitement l’ouverture de la tumeur. Quelques années s’écoulent , les faits se multiplient , des pièces pathologiques relatives à l’hématocèle sont présentées à la Société anatomique; de 1850 à 1800, on se préoccupe surtout du côté théorique, on recherche Je mode de formation de l’hématocèle. Les théories émises sont basées sur des observations probantes, des autopsies peu nombreuses, il est vrai, mais souvent démonstratives; chaque auteur, par une tendance naturelle à l’esprit, fait de sa théorie une application presque exclusive, généralisant tel ou tel mécanisme de l’hémorrhagie.
Dans ces quinze dernières années, on s’occupe certainement moins des tumeurs hématiques du petit bassin. Éclairés par des accidents graves, mortels, après l’ouverture de la tumeur et la simple ponction, les chirurgiens posent en principe l’abstention.
Le côté théorique , sur lequel on ne s’entendait guère il y a vingt-cinq ans, est encore à l'heure actuelle environné de beaucoup d’obscurité ; il semble cependant , lorsqu’on parcourt les observations avec autopsies de ces dernières années, que la question ait fait sur ce terrain un pas en avant : hématocèle et grossesse extra-utérine seraient , dans nombre de cas , synonymes.
Aux nécropsies faites avec tout le soin désirable appartient le droit de trancher cette question, et de nous renseigner plus exactement sur la fréquence et les caractères des deux variétés d’hématocèles intra et extra-péritonéale.