‹ De l'hématocèle péri-utérineChapitre 9 sur 50 · Sappey. Anatomie, 3e édit., t. IV, p · texte numérisé non relu

Sappey. Anatomie, 3e édit., t. IV, p

1° Par l’artère utéro-ovarienne et l’artère utérine, dont les premières divisions s’étalent en éventail sur les côtés de l’utérus, où on les voit s’anastomoser entre elles;

2° Par la veine utérine, dont les principales branches forment sur les parties latérales du même organe un plexus volumineux ;

3° Par des vaisseaux lymphatiques et des rameaux nerveux.

Nous examinerons seulement les artères et les veines.

M. le professeur Richet, l’un des premiers, a compris toute l’importance de leur étude, au point de vue spécial qui nous occupe. Nous lui empruntons en grande partie ce qui suit.

Les artères sont bien connues : ce sont des branches des artères utérines et utéro-ovariennes, et nous nous contenterons de rappeler le cercle artériel imparfaitement signalé par Maudhuy, Huguier, et constitué par les anastomoses qui réunissent les artères utérines du côté droit avec celles du côté gauche au niveau de l'union du col et du corps de l’utérus.

Les veines qui parcourent les ligaments larges proviennent de la partie supérieure du vagin, du col et du corps de l’utérus, du ligament rond, de la trompe et de l’ovaire; elles s’anastomosent fréquemment entre elles et forment dans l’épaisseur des ligaments larges un plexus à mailles allongées qu’on ne saurait mieux comparer qu’au plexus, dit pampiniforme, chez l’homme. Les dispositions qu’affectent ces veines sont, en général, trèscapricieuses; cependant Devalz 1 pense que le plexus qu’il appelle sous-ovarien est presque toujours constitué à son origine par deux veines, provenant toutes deux du corps de l’utérus, l’une antérieure recevant les veines du ligament rond et de la trompe, l’autre postérieure, à laquelle aboutissent les vaisseaux émanant de cet enroulement veineux couché sur l’ovaire, auquel on a donné le nom de bulbe ovarien.

Page 1