ACQUISE
Imperméabilité acquise, quand elle est le résultat d’une affection morbide, telle que :
La sténose du col uté.in consécutive à une amputation cervicale (opération de Schroder) (5) ;
La sténose cicatricielle de la partie supérieure du vagin, suite d’accouchement laborieux, ayant déterminé de grands délabrements vaginaux et des ulcérations gangreneuses (6) ;
La sténose cicatricielle du vagin, suite de brûlures de cette cavité, brûlures accidentelles ou cautérisations trop énergiques (7) ;
(1) Pozzi. Loc. cit.
(2) Pozzi. Loc. cit.
(3) Pozzi. Loc. cit.
(4) Gelbke. Centr. f. Gi/nec., 1892, p. 106.
(5) Gross (de Nancy). Congrès de chirurgie, Paris, 13e session, octobre 1899.
(6) Leçons cliniques du docteur Pèan1 t. V, p 1050.
(7) Laroyenne. Société de chirurgie de Lyon.
La sténose du col utérin consécutive à une atrésie, suite de fièvre typhoïde, de scarlatine, de choléra, de diphtérie, de syphilis (1) ;
L'exagération du processus atrophiant de la sénilité dans le cas d’atrésie sénile de la cavité cervicale de l’utérus (2).
Enfin, à côté de ces diverses causes morbides d’hématométrie, il en existe encore une, la sténose par néoplasie utérine.
Cette hématométrie par néoplasie utérine, non encore décrite dans les traités de gynécologie français, existe très certainement.
Et elle existe non seulement dans les affections néoplasiques du corps utérin, mais encore danscelles du col.
Nous n’avons envisagé dans notre travail que les affections néoplasiques du corps utérin, car il nous a été donné d’observer trois de ces cas, ce qui nous a permis d’étudier, pièces en main, cette complication.
De plus, n’ayant trouvé au cours de nos recherches que quelques rares cas de cancer du col compliqué d'hématométrie, nous avons jugé que les documents n’étaient pas en nombre suffisant pour en faire une étude d'ensemble.
D’autre part, parmi les néoplasies utérines, nous n'envisagerons : ni les fibromes dont nous n’avons trouvé qu’un cas de publié (3).
(1) Martin (de Berlin). Traité clinique des maladies des femmes p. 70.
(2) Dictionnaire Decharnbre, art. utérus (De Sinéty), t. XCIX, p. 8.
(3) Jewett. Brooklyn M. J 1904, t. XVIII, p. 32.
Ni les sarcomes polypeux ou parenchymateux du corps utérin dont nous n’avons relevé aucune observation pouvant entrer dans notre cadre.
Nous avons donc linûté notre travail à l’étude de ïhématométrie au cours du cancer épithélial du corps ou de V isthme utérin, et au cours du sarcome de la muqueuse utérine.
Quoique rare et quoique encore mal connue justement à cause de son peu de fréquence, cette hématométrie n’en présente pas moins une grosse importance, parce qu’elle imprime à ces affections causales un ensemble de caractères qui changent plus ou moins complètement leur aspect clinique habituel.
Il nous a donc semblé intéressant de rechercher à en faire une étude complète en nous basant sur tous les
cas connus et publiés jusqu’à ce moment ; et c’est le résultat de nos recherches que nous présentons aujourd’hui dans ce modeste travail.