Par la grande proportion de fer qu’elle contient
5°. Par son extrême solubilité dans les alcalis et les acides, solubilité telle que, comparativement, l’albumine coagulée pourrait être considérée comme à peu près insoluble dans la plupart de ces véhicules ;
(1) Ne pourrait-on pas substituer la globuline ou l’hé-^ matosine aux préparations ferrugineuses qu’on emploie avec tant de succès dans certaines maladies, et notamment dans la chlorose ou maladie des pâles couleurs ? Il semblerait que le travail de l’assimilation devrait être plus facile en faisant usage de substances dans lesquelles le métal se trouve, à l’avance, intimement combiné aux autres élé-r mens organiques?
4". Et surtout par la propriété de former avec l’acide liydrochlorique un composé soluble dans l’alcool.
Ces différences, infiniment plus tranchées que celles qu’on observe entre une foule de substances animales, ne me semblent laisser aucun doute sur l’existence de la globuline comme matière essentiellement distincte de l’albumine. Mais quant à savoir si cette nouvelle substance est le principe colorant du sang dans un état absolu de pureté, c’est une question sur laquelle je ne saurais émettre une opinion suffisamment motivée, bien qu'il m’ait été jusqu’à ce jour tout à fait impossible d’en séparer plusieurs matières différentes. 11 pourrait, en effet, fort bien se faire que la globuline résultât de la combinaison d’une matière animale quelconque avec quelques composés ferrugineux analogues aux cyanures. Des circonstances particulières m’ont obligé de suspendre les expériences que je me proposais de tenter pour essayer d’éclairer ce point important de la question; mais je compte les reprendre par la suite. Au reste, si le travail que j’ai l’honneur de soumettre au jugement de l’Académie n’est pas aussi complet que je l’aü- 1 a*s désiré , j ose espérer qu’elle voudra bien
me tenir compte des difficultés qu’il présentait ; elles devaient être bien grandes , puisqu’on ne retrouve pas même , dans les recherches qu'ont entreprises sur la matière colorante du sang MM. Berzelius , Braude et \auquelin , le degré de perfection que ces illustres chimistes out presque donné le droit d’exiger d’eux.