INTOXICATIONS
Parmi les poisons exogènes, le plomb et l'alcool fournissent la majeure partie des cas d'héméralopie constatée dans les intoxications. L'alcool à une action rapide sur le foie, le plomb agit à longue échéance. Cullerier à laissé l'observation d'un peintre en bâtiments atteint subitement de cécité noc-
EU turne. Coiin range le saturnisme au nombre des causes efficientes, et Uthoff attribue un rôle actif à l'alcoolisme chronique. Sur 1.500 malades atteints d’héméralopie, Uthoff trouva chez 500 d’entre eux des signes certains d’éthylisme. Du reste, chez beaucoup d’héméralopes et particulièrement chez ceux ceux qui ont séjourné aux colonies, la notion étiologique se complique. La triade : éthylisme, paludisme, dysenterie, ne manque jamais et très souvent s'accroît de syphilis. Le malade se trouve ainsi dans un état de moindre résistance complet et sous le coup d’une triple intoxication ; telle est l'explication de la qualification de maladie des pays chauds donnée à l’héméralopie.
AFFECTIONS RÉNALES
Les affections rénales fournissent leur tribut à l'héméralopie ; un cas de Bergès, un autre de Tavignot, enfin une observation de Panas, nous montrent la néphrite capable d’engendrer des troubles oculaires différents de la rétinite et se traduisant par de la cécite crépusculaire. Il s’agit alors de néphrites chroniques qui manifestent l'insuffisance du rein par l'apparition de troubles hépatiques, indice d’un surcroit de travail pour le foie qui se fatigue à son tour et devient insuffisant; l'urémie ne s'accompagne-t-elle pas parfois d'amaurose sans lésions oculaires ? Ces néphrites relèvent soit d’une intoxication (plomb, alcool) qui a déterminé en
DEACT res même temps des lésions hépatiques, soit d'une infection antérieure (scarlatine, érysipèle).