‹ De l'Héméralopie dans les Maladies GénéralesChapitre 14 sur 33 · FOIE · texte numérisé non relu

FOIE

Nous abordons ici le point capital de notre étude séméiologique. L'héméralopie, ditParinaud, estune complication fréquente des affections hépatiques chroniques, et Leber conseille d'examiner toujours le foie alors même qu'il n’y a pas trace d'ictère. En effet, les observations les plus probantes ont été prises chez des hépatiques, que ces hépatiques soient de souche paludique, qu'ils soient de souche éthylique, qu’ils aient antérieurement présenté des manifestations calculeuses. La littérature médicale confirme pleinement cette assertion,qu'il s'agit d’hépatiques etd’hépatiques d'unecertaineespèce: Parmi toutes les observations rapportées dans notre travail, il s'agit de cirrhose hypertrophique et c’est sur ce fait qu'a justement insisté Mouly dans sa thèse. Une seule (cas de cirrhose atrophique vu parCornillon) fait excéption et semble confirmer ce principe

ui de la médecine : « Il n’y a pas de maladies, il n’y à que des malades ». Contrairement aux auteurs qui voient un rapport direct de cause à effet entre le foie et l'héméralopie, le professeur Gayet soutenait, en 1888, dans son article du Dictionnaire Dechambre, que l'hépatisme agissait par simple anémie, c'est-à-dire indirectement. Les observations dues à Parinaud, Cornillon, Charpentier, Gayet, Reymond sont toutes semblables; dans toutes on note l'hypertrophie du foie, très souvent l'augmentation de volume de la rate, la légéreté de l’ictère. C’est précisément dans ce peu d'intensité de la jaunisse que réside l'argument qu'on opposait à Cornillon pour qui l’'héméralopie était corrélative de l’ictère. On ne saurait soutenir que cette cécité soit en rapport direct avec l'ictère; la clinique infirme cette opinion. Cependant, la cécité crépusculaire a été nettement constatée, dans des cas d’ictérecatarrhal, par Hennig.

CACHEXIES

Les cachexies, de quelque nature qu’elles soient, sont incriminées dans les faits constatés d'héméralopie. Aguilar Blanchi, Rampoldi s’accordent,;sur ce point, avec la majorité des auteurs, et ces constatations cadrent bien avec l'opinion des ophtalmologistes qui voient, dans cette affection, un signe de dénutrition générale, de mauvaise alimentation, de misère physiologique en un mot. À ce groupe appartiennent la scrofule, le Iymphatisme, la

Syphilis. La syphilis peut-elle déterminer des troubles oculaires sans lésions du fond de l'œil ?

Deval aurait observé un cas d’'héméralopie du à la

vérole ; sur la côte de la Caroline Kollock observa des épidémies chez des enfants scrofuleux et syphilitiques, et Aguilar Blanchi donne la cachexie syphilitique comme cause possible de ce syndrome, au même titre que l’ergotisme et la pellagre dont Roussille avait entrevu l’action nocive.

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