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nution de la sensibilité dans toute la moitié gauche du corps. Les forces ont diminué d’une façon assez sensible. Le malade marche assez bien, mais il est un peu gêné par sa jambe gauche, qui est plus lourde. Il peut fort bien faire, sans se reposer, deux ou trois cents mètres, mais en s’appuyant sur une canne.
Il a moins de force dans le bras gauche, mais ne laisse Jamais tomber les objets qui sont dans sa main.
I à de la difficulté pour uriner, est souvent obligé de faire des efforts et reste parfois dix minutes pour expulser tout le contenu de sa vessie. Il n’a eu de rétention qu’une seule fois, l’an dernier, le premier jour de son précédent séjour dans le service, où il a dû être sondé. Il n’a pas d’incontinence ; il est constipé.
La parole est un peu hésitante : il s’agit d’un bégaiement, d’ailleurs assez ancien, mais qui s’est accentué depuis l’ictus. Le malade s'énerve facilement, a de la difficulté à dormir. Il a bonne mémoire, mais un peu de difficulté à fixer son attention, et quelques idées noires.
L’appétit est diminué ; les digestions sont lentes, pénibles, accompagnées de pesanteur et de ballonnement abdominal persistant plusieurs heures après le repas, mais sans vomissements et sans crises douloureuses. La constipation est opiniâtre, nécessitant un purgatif ou un laxatif toutes les semaines.
Le malade tousse et crache un peu ; il présente quelques palpitations, de la dyspnée d’effort, sans crampes ni. œdème des membres inférieurs. Il n’a ni sucre, ni albumine dans ses urines. Il n’a pas de fièvre et n’a pas maigri récemment.
Tel est le tableau de la maladie actuelle.
Parmi les antécédents personnels, signalons : à l’âge de 18 ans, un rhumatisme articulaire aigu, ayant néces-
sité un séjour au lit d’un mois et demi, et n’ayant pas laissé de troubles cardiaques objectifs ; signalons encore une bronchite, il y a deux ans. Après plusieurs interrogatoires, où il avait nié la spécificité, le malade finit par avouer avoir eu, à l’âge de 22 ans, un chanere de la verge ayant duré deux ‘mois, qui a été suivi de l’apparition de quelques boutons sur la face et qui n’a été traité que par des moyens locaux. Quoique ayant exercé la profession de cafetier, le malade nie tout éthylisme. Il n’a Jamais eu de crises nerveuses, ni d’autres ictus que celui qui a marqué le début de la maladie actuelle. :
Rien à noter dans les antécédents héréditaires ; pas d’attaque dans la famille. La descen: ance du malade se compose d’un seul enfant, né à terme, actuellement âgé de neuf ans et fort bien portant. La femme du malade n’a jamais eu de fausses-couches. ie
L'analyse des urines est faite le 8 mai ; en voici les résultats : Quantité, 2.200 grammes ; densité, 1010. La réaction est acide.-Urée, 5 gr. 49 par litre. Chlorures, 8 gr. 50. Elles ne renferment ni sucre, ni albumine.
EXAMEN DU MALADE — On se trouve en présence d'un sujet plutôt pâle et assez maigre. L’exploration porte tout d’abord et surtout sur les diverses fonctions du système nerveux. | 7
Motilité. — Membres inférieurs : Le malade soulève bien chacun de ses membres inférieurs, séparément, sans effort aucun, sans incoordination ni mouvement anormal; il peut aussi soulever les deux membres simultanément, mais s’il est obligé de garder cette position, la jambe gauche est la première à retomber sur le lit. Quand la jambe gauche étant en l’air, on soulève la jambe droite, on voit, parfois, la gauche retomber assez rapidement (si-
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gne de Grasset et Gaussel), Dans l’acte de s’asseoir, le
membre gauche ne demeure point appliqué sur le plan du
lit et S’en détache d’une facon très nette pour s’élever à une assez grande hauteur. Sp
Le membre inférieur gauche effectue normalement les tiouvements de toutes ses articulations ; mais si l’on s'oppose à ces mouvements, on constate à peu près dans tous les segments une diminution de force par rapport au membre sain. Il n’y a pas de contracture.
La marche est un peu lente, mais à peu près normale. Il ne présente aucune spasticité et encore moins de l’in-
coordination. La marche de flanc est normale.
Membres supérieurs : Tous les mouvements sont possibles et se font sans aucun trouble de la coordination. La force est nettement diminuée dans tous les Segments du côté gauche. Au dynamomètre, on constate : 18 pour la main droite et 9 pour la main gauche. Il existe, de plus, aux deux extrémités, tant du côté droit que du côté gauche, ‘une sorte de tremblement, surtout quand on fait éten-
dre la main, ou encore à ‘l’occasion d’un mouvement.
C'est un tremblement à petites oscillations, ne s’accentuant pas sous l'influence des actes volontaires ; on dirait, à certains mouvements, une sorte de tremblement fibrillaire, et d’autres fois, des secousses myocloniques. T1 n’existe aucun tremblement dans d’autres régions du Corps ; On constate à certains examens, et après certaines excitations seulement, quelques ondes fibrillaires parcourant le quadriceps, quand on pereute ce muscle. [l n’y à pas de contracture aux membres supérieurs.
La face ne présente pas de reliquat appréciable de paralysie. Le malade siffle, souffle bien. grimace noymalement d’un côté on de l’autre et simultanément des deux