COTE
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mes les plus courantes, voici ce qui se passe généralement :
assez souvent, l’hémiplégie reste flasque et sans réapparition des reflexes. Si c’est elle qui avait ouvert la scène, on voit alors la démarche du malade qui se modifie ; il lance ses jambes au hasard et présente une incoordination de plus en plus marquée ; puis, les réflexes commencent à disparaître en premier lieu du côté sain et à diminuer peu à peu du côté hémiplégié, jusqu’à l’abolition complète. En même temps, surviennent tous les signes classiques du tabes, signe de Romberg, troubles des sens et de la
sensibilité profonde, rétention d’urine, etc.
Si le tabes préexistait à l’hémiplégie, le malade, outre
son état antérieur, présente tous les signes d’une paralysie
flasque plus ou moins complète.
Dans une autre forme également très fréquente, il y a une véritable dissociation symptomatique : au membre supérieur tout se passe comme s’il s'agissait d’une hémiplégie survenant brusquement chez un sujet jusque-là en bonne santé, c’est-à-dire qu'après une première période de paralysie flasque, la contracture s’installe et avec elle l’exagération des réflexes. Au membre inférieur, au contraire, la paralysie reste fiasque et l’abolition des réflexes persiste. Voilà ce qui se passe le plus généralement, et à la fin de notre travail, nous présentons quelques observations se rapportant aux cas les plus usuels que nous venons de mentionner en dernier lieu. On le voit, il serait téméraire de vouloir établir pour l’hémiplégie ataxique une symptomatologie unique ; tout ce qu’on peut faire, c’est de classer en des groupes aussi homogènes que possible les observations publiées à ce sujet. ;
Cependant, tout dernièrement, à la Société de Neurologie, le 6 avril 1911, M. Souques vient d’exposer un Signe sur la valeur duquel il est impossible de se pronon-
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cer encore, mais qui, s’il réalise les espérances qu'on attend de lui, serait véritablement pathognomonique de l’association tabéto-hémiplégique ; je veux parler de l’inversion du réflexe tendineux du triceps brachial. Lorsque normalement on pereute le tendon du triceps au-dessus de l’olécrane, on provoque un mouvement d’extension de lavant-bras sur le bras. Chez un hémiplégique, le même mouvement se produira, quoique avec plus de force. Or, dans les hémiplégies tabétiques, il n’en est plus de même ; du côté paralysé, en effet, lorsqu'on percute le triceps, on obtient un mouvement de flexion de l’avant-bras sur le bras ; le réflexe est inversé. M. Souques a déjà eu plusieurs fois l’occasion de vérifier ce signe, et chaque fois 1l coïncidait avec le signe de Babinski, témoignant ainsi de l’irritation du faisceau pyramidal. Pour qu’il se
produise, deux conditions sont nécessaires : l’abolition.
ou l’affaiblissement du réflexe normal, et en même temps un certain degré d’hyperexcitabilité de la moelle, ce qui est la règle dans l’hémiplégie organique.
Quant à expliquer ce phénomène, on en est réduit à des hypothèses, et penser par exemple, avee M. Souques, « que les fibres radiculaires postérieures qui transportent l’excitation périphérique au centre spinal du musele triceps, sont profondément altérés, tandis que les fibres contiguës qui transportent l’excitation jusqu’au centre des fléchisseurs, ne sont que peu ou pas altérées. »
M. Souques a noté encore, quoique plus rarement, l’inversion des réflexes du membre inférieur, et plus spécialement du réflexe achilléen (par la pression du tendon, d'Achille il déterminait un mouvement de flexion du pied sur la jambe).
Quoi qu’il en soit, on devrait désormais chercher systématiquement ce signe dans toute hémiplégie. S’il n’existe