OBSERVATION XLV
GicBERT-BALLET (Revue de Médecine, 1888).
Gertrude H..., 15 ans, bonne santé antérieure sauf attaques convulsives à quatre et cinq ans.
Dernièrement étourdissements, céphalalgie droite ; puis strabisme interne de l'œil droit, elle est obligée de fermer cet œil pour éviter la diplopie et les vertiges.
La céphalagie continue toujours et augmente; apparait alors une faiblesse assez marquée à gauche. En même
terips attaques épileptiformes qui se répêtent à cours intervalles et pendant lesquelles la température s'élève. Elles laissent à la malade une hémiplégie droite plus prononcée au bras qu’à la jambe. Du même côté, il y'a une hémianesthésie complète avec perte de l’odorat, du goût et de l’ouie. :
: Du côté de l’œil la paralysie qui avait produit un strabisme interne, a progressé, et atteint actuellement tous les muscles de l’œil ; le droit et le gauche sont également atteints. Des deux côtés aussi les paupières sont tombantes ; lorsque la malade lit, elle porte horizontalement le livre devant ses yeux, de manière à placer successivement chaque mot dans l'axe visuel. Elle imprime parfois aussi à ses globes oculaires, quelques mouvements automatiques.
Il y à aucun trouble de l'accomodation, ni des muscles moteurs de la pupille.
Tous les muscles externes de l'œil peuvent ne pas être frappés en même temps par la paralysie.
Nous lisons de Duchenne de Boulogne, le cas suivant où le droit externe est seul atteint.
OBSERVATION XLVI DUCHENNE DE BouLoGnE (Gaz. des hôpit., 1875, p. 682). Jeune fille, 19 ans, réglée à 12 ans, bonne santé
antérieure. En 1871, à une paralysie traumatique du grand dentelé qui guérit très bien.
SU
Plus tard éprouve une grand douleur de la perte de sa mère. À la suite de cette émotion morale, hémiplégie droite assez marquée. Un peu de paraplégie du bras gauche. Parfois crampes et contractures subites dans les jambes.
Ces paralysies s’améliorent sous l'influence de l’hydrothérapie, mais s'aperçoit un jour qu'elle voit double : elle aun strabisme causé par paralysie du moteur oculaire externe droit. Ce strabisme guérit, peut-être sous l'influence de l'électricité.
Nouvelle émotion morale, nouvelle diplopie. Cette fois la paralysie affecte le moteur oculaire externe du côté gauche. En même temps la jambe gauche devient plus faible, pas de trouble de la sensibilité.
Son caractère très nerveux, très impressionnable, et autres symptômes nerveux tels que rachialgie, fatigue extrême, gonflement stomacal, plaident en faveur de nature hystérique de l'affection ; quoique elle n’ait pas eu de grandes attaques d’hystérie, ni de perte de connaissance, ni de stigmates bien nets.
Le nerf moteur oculaire commun peut aussi être seul atteint par la paralysie.
Dans le cas suivant de Debove, le nerf moteur oculaire commun est frappé des deux côtés de paralysie : Celle-ci se révèle par un strabisme externe très marqué.
MO re