‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 51 sur 78 · OBSERVATION XLVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLVII

Desove (Soc. Med. des Hôp., 12 décembre 1890.)

Palfrenier, 35 ans, reçoit, il y a deux ans, un coup de pied de cheval au-dessus de l’œil droit. Il pert connaissance pendant une heure et demie. Trois ou quatre jours après reprend son travail.

Au bout d'un mois anesthésie de la partie supérieure de la face jusqu’à la bouche. Quelques jours plus tard, il constate que ses yeux sont déviés en dehors.

Actuellement on constate un strabisme double externe, dû à la paralysie du moteur oculaire commun.

Aucun mouvement d’adduction, d’élévation ou d’abaissement.

Le releveur de la paupière a conservé ses mouvements.

Les pupilles sont égales, rétrécies, ne réagissent pas à la lumiêre.

Paralysie de l’accomodation.

Champ visuel rétréci des deux côtés, pas de dyschromatopsie, ni de polyopie.

Pas de troubles de l’audition, de l’odorat, ni du goût.

De plus, il y a un mois, sans cause apparente, douleur dans l'épaule droite, durant trois ou quatre jours, et suivie de monoplégie qui s'améliore. Le même bras est anesthésié.

Babinski regarde ce cas comme étant très vraisemblablement une paralysie d’origine hystérique du moteur oculaire commun. C’est, dit-il, la première fois que l'on signale un cas semblable.

AS rare

Dans un cas présenté par Charcot, la paralysie du moteur oculaire commun d'un côté coexiste avec une hémiplégie des membres du côté opposé.

Dans ce cas intéressant que nous allons relater, le syndrome de Weber est ainsi simulé d’une façon parfaite pour l’hystérie.

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