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flaccidité, cette facilité de dépression qu’on trouve chez les nouvelles accouchées.
Au reste, si ce procédé diminue notablement l’hémorrhagie artérielle, il a immense inconvénient de favoriser les hémorrhagies veineuses, par suite de la compression fatalement exercée sur la veine cave en même temps que sur l’artère. D’un autre côté, interrompre le cours du sang dans le segment inférieur du corps,pendant un temps aussi considérable que celui que réclame une opération de ce genre, w’est-ce pas produire de profonds troubles circulatoires, qui, sur un patient anesthésié, pourront avoir les plus fâcheuses conséquences?
Et c’est encore plus vrai pour la respiration, qui sera notablement entravée par la compression abdominale. Dans l'état de dépression nerveuse où se trouve lemalade et sous l’influence du chloroforme, il suffira de la plus petite cause pour produire une syncope, accident fàcheux au premier chef, dans une opération qui demande une grande rapidité d'exécution.
« La compression de l’aorte reste donc, dit Richet (1), un moyen hémostatique toujours de difficile exécution, fort aléatoire dans la plupart des cas, et complétement impossible dans un grand nombre. »
Ce n’est que par exception, sur des sujets amaigris, à parois abdominales souples et dépressibles, qu’on pourra compter, avec quelques chances de succès, sur ce moyen d’hémostase.
C’est néanmoins une ressource ultime qu'il importe de ne pas perdre de vue, et, combinée à tel ou tel procédé hémostatique, la compression de l’aorte pourra être d’un précieux secours dans une opération où le chirurgien ne saurait avoir trop de moyens à sa disposition.