MÉTHODES OPÉRATOIRES
M. Farabeuf{1) a compté plus de 45 procédés d'amputation coxofémorale, sans parler de la méthode de Verneuil. Mais ces procédés ne répondent plus aux aspirations de la chirurgie moderne. Ils avaient leurraison d’être à une époque où les chirurgiens, privés des bienfaits de l’anesthésie et n’ayant pas à leur disposition les moyens hémostatiques modernes, étaient obligés d’aller vite pour économiser les souffrances et le sang de leurs malades. Ils n’ont plus qu’un in= térêt historique, aujourd’hui que la douleur est supprimée et que nous possédons de précieux agents d’hémostase. « Il ne faut pas, dit Ollier(2), se laisser éblouir par la rapidité du bistouri. Désarticuler une épaule ou une hanche en quelques secondes peut être un jeu innocent à l’amphithéâtre, mais n’est pas une manœuvre acceptable par up chirurgien.»
Nous ne dirons pas un mot desanciens procédés qui font dépendre le succès d’une question de rapidité.
La méthode de Verneuil,la méthode circulaire modifiée avec ou sans amputation préalable, et la méthode que M.le professeur agrégé Chalot propose d’appeler méthode de la double acupressure élastique,
(1) Société de chirurgie, 1878.
(2) Revue de chirurgie, 1882.