‹ De l'hémostase définitive par compression excessiveChapitre 11 sur 19 · I. Kœberlé, De la RAmkm detplaiM. Strasbouig, I87&, p · texte numérisé non relu

I. Kœberlé, De la RAmkm detplaiM. Strasbouig, I87&, p

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-sises coarérences cliniques pendant l'annëe 1874, M. Péan a prétendu avoir travaillé pendant plus de dix ans à rejeter complètement les ligatures dans les opérations chirurgicales et avoir inventé la pince hémostatique, à laquelle il a foit subir de nombreux perfectionnements'. De fait, M. Péan a adopté, en 1868, mes pinces hémostatiques en leur faisant subir des modifications ^qui en ont restreint l'usage, tout en conservant leur forme, leur grandeur et leurs dispositions essentielles, sans toutefois s'en attribuer publiquement l'invention jusque vers 1873.

Il me répugnait depuis longtemps de répondre à ces allégations, mais des personnes sérieuses s'étant laissé séduire par des apparences Aillacieuses,je viens soumettre les éléments de la question au jugement de mes confrères.

Si H. Péan avait perfectionné mes pinces et ma méthode d'hémostase, il n'y aurait eu rien à redire, quand même le perfectionnement n'aurait pas été évident: il aurait pu être de bonne foi ; mais il importe, dans l'intérêt de la vérité historique, quelque minime que puisse être l'objet d'un litige, de poser carrément les Mts.

Avant 1868, H. Péan n'a jamais fait usage de mes pinces hémostatiques, quoiqu'il les ait connues antérieurement.

Dans la brochure que M. Péan a pnbliée en premier lieu* au sujet de l'ovariotomie, en 1867, nous pouvons pm'ser les renseignements suivants :

Lors de la première ovarîotomie que H. Péan fit en novembre 1864, il t lia les nombreux vaisseaux qui se trouvèrent

1. (Depuis plus de dii ans U. Peu trariitle k rejeter complètement tes liga- • tores dans les opéralions chirurgicales.' Gasetu métUeale de Paris, 18T5, p. 31. De eSmploi des pinetM dans les opératkmM clUnirgleales, d'aprts les leçcns professées par M. P£an.

î. ?6aa, L'Ovariolomie peut-elle Ure faite à Pari» avec de* dtanees/avoral>les de suecètr faris, 1R61.

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intéressés à mesure qu'il divisa les difiërentes couches dç la paroi abdominale». H n'y est question ni d'hémostase temporaire, ni d'hémostase définilive à l'aide de pinces quelconques. Il en est de même dans la deuxième opération pratiquée en juillet 1865, ainsi que dans la troisième, oà t un grand nombre de ligatures durent être posées*, et dans la quatrième en 1866, où il est dit: clés vaisseaux intéressés iureat liés à mesure de l'incision. >

Bans une nouvelle ovariotomie relative à des tumeurs dermoïdes, pratiquée en novembre 1866, M. Péan coupa les pédi>cules et les brides v^ulaires de la tumeur après qu'il eut préalablement posé sur eux des ligatures doubles et fortement serrées, «mais les ligatures ayant été insufCsantes par leur

< constriction i prévenir l'etTuaioii sanguine qui, malgré l'appli- ■ cation immédiate des doigts, menaçait de se faire en abontdance, il dut, sans retard, cautériser fortement cette surface «à l'aide d'un fer rouge pour arrêter l'hémorrhagie'. >

Dans une opération restée inachevée le 12 octobre 1867 *, H. Péan «divisa successivement sur la ligne blanche les difTé-

< rentes couches de la paroi abdominale et Ha à mesure le» tnorabreux vaisseaux qui se trouvèrent intéressés». L'opéralion fut abandonnée en raison des adhérences abdominales et on se contenta de faire dans le Icyste une ouverture de A centimètres.

Dans une opération pratiquée le 30 décembre 1867', «l'in- (cision divisa successivement toutes les couches qui recouvvraient le péritoine, sans qu'il fût besoin de porter plus de (cinq ligatures sur les vaisseaux qui furent intéressés».

Le 17 février 1868*, M. Péan lit une nouvelle ovariotomie

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