‹ De l'hémostase définitive par compression excessiveChapitre 12 sur 19 · tfHion mUicale. Paris, ISGS, n · texte numérisé non relu

tfHion mUicale. Paris, ISGS, n

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daas laquelle <Ia section des parois de l'abdomen intéressa de «nombreux vaisseaux qui furent liés successivement dans le

< but de s'opposer à l'écoulement du san^ qui avait lieu de tous

< cdtés. Les nombreux iils appliqués sur les vaisseaux des pat rois ftirent dirigés et maintenus au dehors dans les intervalles (des points de suture».

Le S5 avril 1868', «l'incision de la paroi abdominale né- ( cessita la ligature de six artères . . . Âprâs avoir fbit disparaître des derniers vestiges de la tumeur, dit M. Péan, je m'aperçus I qu'à la surface de section il fallait lier deux ou trois vaisseaux «qui, en raison de leur volume, auraient donné une assez (grande quantité de sang, si je n'avais eu soin au préalable de ( les faire obturer par les doigts des aides. Je pus enfln les (saisir avec les pinces, et je les liai à t'aide du ligateur auto- ( matique de M. le D'' Cintrât t.

Dans cette opération M. Péan m'a pris à partie en attribuant l'insuccès de l'opération à l'influence d'un tube de verre qu'il introduisit à l'angle inférieur de la plaie, en suivant soi-disant mon exemple.

•Je me disposais, suivant mon habitude, à fermer eomplëlement la plaie, lorsque l'un des aides présents i l'opération, qui avait assisté plusieurs fols mon confère et ami H. Krebeilé dans des cas ana- Ic^es, me conseilla TiremenL suivant la pratique de ce dernier, de placer dans l'angle Inférieur de la plaie, un tube de verre long de i2ceQtimâtre3, dont l'une des eitrëmités plongerait dans le bassin, tandis que l'antre, recourbée, permettrait récoulemenl des liquides pÉritouéanxquivieiidr^ent àse produire.Qnoiqu'ilenfûtetbieDque mon opinion n'eût pas été BuIGsaniment modifiée ni par les conversations que J'avais eues à ce sujet avec H. Kœberlè, ni par la lectnre des observations qu'il venait de publier, J'acceptai cependant la proposition qui m'ët^ bite et Je plaçai ce tube, bien décidé d'ailleurs à l'extraire dés qne Je verrais éclater autour de M quelque SfmptOme de mauvais augure *. »

I. Union médicale. Farii, 1869, n* ' !. Jbiden. (Vnion médicale. Paris, 1

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Or, il était surrenu des romisBemenls cbloroformiques et une péritonite pelvienne. H. Péan s'étonna de ne voir aucun écoulement par le tobe et il supposa gratuitement que le tube avait irrité le péritoine. L'opérée succomba le 4" jour à la suite d'une péritonite généralisée. A l'autopsie on constata qoe la cavité abdominale ne présentait d'autre trace d'inâammation que celle qui existait sur les intestins, dans la portion qui entourait exactement le tube. Cependant, au fond de la cavité pelvienne on trouva du pus logé dans l'intervalle des anses intestinales entre lesquelles était placée l'extrémité inférieure du tube. —

Quelques simples remarques au sujet des incriminations de H. Péan.

Jamais je ne me suis servi d'un tube courbé ou recourbé. Le tube placé verticalement le long du bord supérieur du pédicule, qui subit une tension rectiligne, doit être droit; il ne laisse jamais rien écouler; il ne sert que de conducteur pour ^e pénétrer une sonde flexible, qui sert à extraire les liquides du fond du bassin plusieurs fois par jour, si c'est nécessaire. L'extraction des liquides s'opère par aspiration à l'aide d'une poire de caoutchouc préalablement comprimée et adaptée à la sonde par un bout de lube de caoutchouc.

Jamais les tubes de verre, dont je fais encore souvent usage chaque fois que le cas l'indique, n'ont causé une irritation locale.

Si les liquides peuvent être extraits convenablement, la péritonite reste ordinairement limitée à l'excavation pelvienne et les opérées se rétablissent très-rapidement.

D'aifleurs les résultats de mes ovariotomies que j'ai pratiquées à cette époque témoignent contre les incriminations de M. Péan. En 1868-1869 j'ai eu une série de 21 guérisons sur 22 cas, et plus récemment, en 1874-1875, j'ai eu 32 cas successifs de guérisons. Dans un de ces derniers cas cepen-

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dant une opérée a succombé â la suite d'une bronchite, alors qu'elle était en bonne voie de guérison.

Le 3 août 1868 *, après la publication de l'article de H. Révilloat, sur le traitement des bémorrhagies ', dans la Gaz^e des hôpitaux, H. Péan se sert enfin de pinces.

• Plusieurs artères ooverteB par l'incision furent comprimées à l'idâe de pinces, et huit (1) antres Airent liées. . . Il fallait aussi comprimer à l'aide de petites pinces spéciales ceux des vaisseaux diiiséB qui donnaient du sang.*

Les petites pinces spéciales étaient alors probablement des presse-artères ou des serre-fortes, dont je faisais primitivement usage. H. Péan les avait adoptées également à cette époque.

Dans lés considérations dont H. Péan a Ëiit suivre les articles précédents, il est dit :

• Hëmonhagies. — Orice aux ligatures métalliques que j'ai en

soin de placer sur les vaisseaux qui donnaient du sang et grâce aux cautërisattons, j'ai été assez tieureni dans tons les cas pour prëTenir toute hèmorrhagie '. »

On voit que dans tout ce mémoire il n'est pas question une seule fois des soi-disant pinces hémostatiques* de H. Péao, et que les seules pinces dont il se soit servi jusqu'alors étaient les doigts de ses aides.

Je n'ai pas besoin de recbercber au delà de celte époque les droits de priorité de M. Péan à l'invention de mes pinces et de ma méthode d'hémostase, qui étaient alors employées d'une manière courante à Strasbourg, où les ligatures étaient deve-

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