Vnkm médIcaJâ. Paris, )SS9, n
4. H. Pian n's pas même inventé le aom par lequel j'ai moi-même , en premier lieu, en 1808, défJgnt mes pinces. — Gazette itet bôptlaw. 1866, p. 41 H.
D,gH,zed.yGOOgIe
DUCS une rareté dans le cours de mes opérations diinirgicales'.
M. Pésn, qui était cODstamment tenu au courant de mes travaux et de mes perfectionnements par le IT Morpain, jusqu'à sa mort en 1870, se décida en d8S8' à adopter mes pinces hémostatiques, toutefois en les faisant modifier par M. Gaé' ride, fabricant d'instruments de Paris, mais sans avoir alors l'intention de s'en attribuer l'invention. On en trouve la première mention dans la traduction des Leçons sur les maladies des femmes, de M. West, par M. Mauriac :
«Le diinirgien procède alors, aussi promptement que postible, à
L'incision des diTeiaes conches de la paroi abdominale et lie snccesgiTement ceux des Talsseanx dont la compression à l'aide de pince* ipieiaUê n'arrêterait pas rbëmorrhagie '.•
Ces pinces spéciales étaient mes pinces, il est vrai contrefaites et estropiées. Les mors en sont d'une confection défectueuse et ne pincent pas d'une manière régulière, mais lemdisposition et leur forme sont identiques. L'articulation des branches a été rendue mobile, ce qui est complètement inutile ; la partie des branches comprise entre l'articulation et les anneaux est trop mince, trop élastique, trop peu résistante. L'encliquetage est à crémaillère ou à crochets réciproquement engrenés, ce qui rend moins Ibcile l'enlèvement des pinces. Les anneaui sont trop rapprochés. Les pinces contrefaites sont plus lourdes; elles se faussent facilement dès qu'on veut pincer des parties -relativement trop peu minces; mais, au fond, ce sont exactement mes pinces quant à la longueur, à la forme, aux dispositions générales, etc.
l.M. le pniresseur Ksmarch, de Eiel, se sert de mes pinces depuis 186S, après en avoir en connaissance par son neiea, U. le D' ScbeCelig, qni m'a assisté dans le temps pendant sli mois ï une série d'opérat[ans b Strasbouif.
Z. Den; et Enchaquel, De /a /orcfprefjure, Paris. 18T5, p. 16.
3. Hanriu, Le^n» tur Us maladiei dei femme), du D' West. Paris, 1S70, p. 730. Manuel trpiratokrt de rovarlotomie, d'après le D^ Pian.
D,gH,zed.yGOOgIe
Ce D'est que vers 4874, que H. Péan, enhardi par mon silence, s'altribua l'intention de mes pinces; il s'est d'abord laissé dire, puis il s'est déclaré, depuis les trois ou quatre dernières années, l'Inventeur de mes pinces hémostatiques et du procédé d'bémoslase qui s'y rattache, qu'il a du reste contribué k vulgariser à Paris; mais il n'est pas même &it aHusion à mes procédés dans l'avant-propos de MM. Deny et Exchaquet.
■ Dans ces dernières années, plnsienrs cblinrgiens ont préconise l'emploi des pinces dans les opéralions, mais seulemenl pour faire de l'hémoelasie temporaire et suppléer à l'absence d'aides sulDsainnient exerces. Dans ce but MH. SéâUJol et Legoueet ont conseillé des petites pinces à ressort croisé. Follin recommande les mêmes pinces, qui ne sont antres que les serre-Snea modiQées de -Tidal. Aucun des ailleurs que nous venons de citer ne donne le conseil de laisser les pinces dans la plaie Josqu'i ce que l'hémostase déflnltlTe soU obtenue'.»
Hais ce qui prouve pourtant que U. Péan connaissait parfeitement mes pinces, c'est qu'à propos de l'hémosta&e temporaire il est dit :
• U. Eoeberlè se sert au contraire d'une pince i anneaux et i arrêt qui n'est qu'nne réduction de la pince i pression continue de , Oiarriére. MM. MaisonneuTe et Nélatou se serraient simplement de la pince à verrou. Kons aTons dit que M. Péan , après avoir employé Buccessiveraent toutes ces pinces, avait fini par les remplacer par lea pinces hémostatiques qu'il avait bit construire par H. Gnéride^.»» «Ces pinces rappeUent par leur forme et leurs dimensions la pinça de Cbarrière, mais elles en différent par la légérelé et l'élasticité de leurs branches el par la disposition de leurs mors. Ceux-ci sont petits, étroits, avec une légère «itaille à leur centre. Enfin, l'arrêt de ces jdnces est constiluë par nue crémaillère placée un peu andeSBoa des anneaux, qui permet de les fermer el de les ouvrir plus facilement qu'avec les autres sfstÈmes'.*
1. Deny et Bichaqnet, De la fbrdprenure et de FÀppUeaUon det plwe* à rhémotUue Afntr^kale, d'après les lefODs professées pendant l'aiméa 18T4 , par M. le D' Pian, ParU, 18TS, p. 2.