‹ De l'hémostase définitive par compression excessiveChapitre 16 sur 19 · Denj et Exchaqod, De ta Ibnipreuure. Paris, 187â, p · texte numérisé non relu

Denj et Exchaqod, De ta Ibnipreuure. Paris, 187â, p

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M. Gross, un de mes anciens collègues è la Faculté de médecine de Strasbourg, qui m'a assisté pendant deui ans dans un grand nombre d'opérations, a cru devoir rectifier à la Société de médecine de Nancy les allégations de H. Péan.

■Depuis quelque temps on fait grand bruit à Paris de l'applicatioD des pinces i rhëmostasie chirurgicale. Le fait d'arreiei l'éconlemeut dn sang, en aplatifisant le Taisseau ouvert à l'aide d'une pince, n'est pas nouTeaa, puisque, en 1790 déjà, Desault eut recoars à ce mojeu pour combattre des hémorrhagies proTenant de Taisseaux d'un certain calibre. Néanmoins ce mode d'hémostase avait a peu près disparu de la pratique, quand, dans ces demiërea années, il Tut repris par quelques chirurgiens, et que U. Verneuil le dëcriiit tous le nom de forcipressure. Presque en mfime temps M. PËan Tanta à son tour les avantages du nouveaa mode d'hémostase daos une communication à l'Académie de méde<^e et dans an mémoire de HH. Seny et Eichaqoet

•M. Kceberlë a été le premier à se servir de la pince hémostatique pour pratiquer l'hémostase.

*Ge n'est qn'en 186S qoe U. Pèan fli construire la pince connue sons sou nom et qui diffère de celle de H. Eraberlë par son point d'arrêt.

*8I la pince hémostatique décrite par H. Péan tend â se répandre à Paris, la pince Eœberlë est au moins aussi répandue parmi nous. Non-seulement M. Kœbetlé l'emploie dans toutes sea opérations, mais nous avons tu SU. Sédillot, Herrgott, fiœctel, s'en Eenir pendaol des ovariotomies; H. Stoltz l'a utilisée pendant des extirpations de sein; U. Roussel l'a employée dans une opération analogue; moi-même, depuis quatre ana, Je m'en sers à peu prés dans toutes mes opérations.

•La pince dn D' Ecebeilé permet de graduer la force employée et de régler celle-ci d'après le degré de pression nécessaire pour empocher on écoulement sanguin; la pince Péan, an contraire, est constmite de manière à ne pouvoir donner qu'une très-forte pression. La nécessité d'une graduation dans la pression a été reconnue dès le principe par H. Kœberlé, et sa pince a été construite en conséquence; la torte pression sert quand la pince est appliquée sur un vaisseau; la pression doit être moindre quand elle salait une certaine épaisseur de tissus ou qu'elle prend ceux-ci en masse, comme cela arrive forcément quand, dans une opération telle qu'une ovariotomie ou une bystérotomie, il survient quelque part une hémorrhagie menaçante et que le temps manque pour rechercher exactement le vaisseau qui donne. La pince Féan, dans ces cas, écrase inutilement les tissus.

•Quoi qu'il en soit, les pinces KiBbeilé et celle que U. Pèan a fait

conslniire kprës loi, se pJaceni fti^emeut et rapidement avec un pen d'hftbllade. Elles sodI de Iwanconp plus aTulageuses qne les serre-fortea od les pinces à conlant de nos trousses. XUes serrenl ■ prodnire ane bémoetase par fpreipretmre, soit pnintoire, soit temporairt, soit d^/lnitive.

■La pince liémostaliqiie, en permettant de saisir £Deisï<n'^'')^iit eatie ses mora une èfÂisBenr da tissa qoelconque, pois de eompiimer celni-cl lorteme&t et an besoin même de le morUfler, peut encore serrir à il'antres usages qu'à l'hémostase. Elle peut senrir à détmire certains tissus on certaines parties. Ainsi nons l'aTODs nlilisée avec innlage pour détruire lentement et sans accident l'éperon d'un anns contre nature '.•

Dans la discussion qai a suivi la lecture du mémoire de M. Gross, K. HerrgoU tétablil qu'il possédait des pinces béf mostaliqnes fabriquées par H. Ëlser, sur les indications de (M. Kœberiê, depuis près de dix ans, et qu'il reconnaissait d'utilité de ces instruments pendant les opérations, snrtoat «au point de vue de lliémostasie temporaire. Quant à la forci- «pressnre définitive, H. Herrgott ne l'approuve que pour les «artères d'un petit calibre dont l'embouchure s'obh'tère rapi- «dement; mais il est loin de partager l'enthousiesnie de «M. Vemeuil et antres chirurgiens de Paris quand il s'agit de «remployer pour les artères volumineuses, n a eu l'occasion «de constater on insuccès dû à la forcipressure défînilÎTe ((prolongée) dans une amputation de jambe pratiquée à ]*h6- «pilal Saiotr4/>uis, dans le service de U. Péan lui-même. «Quatre pinces furent laissées dans le moignon; mais au bout «de quelques jours survint une hémorriiagie foudroyante et ' «ou trouva les pinces au milieu des pièces à pansemenL Dans «ce cas, dit H. Herrgott, les %atures n'eussait-eUes pas «mieux ^t*?> n résulte de ce débat:

1. MfVMe aMMnf* ém fitL SaKi, IS7S. Sac da mêL *t Saacj, 9 ténia pvlLk IKGnss.

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1" Que j'ai d'abord fait usage de mes pinces pour l'hémostase temporaire, depuis 1865 jusqu'en 1867;

3** Que j'ai appliqué dés 1867 le pincement excessir à litre d'hémostase définitive, d'une manière courante, à toutes sortes d'opérations;

3" Que j'ai donné è mes pinces le nom de pinces hémostatiqueSy en 1868;

A" Que M. Péan, qui connaissait ma manière de procéder avec mes pinces hémostatiques, en a &ît fabriquer à Paris en 1868 avec des modifications qui en ont restreint l'usage et l'efficacité;

5** Que M. Péan a été conduit à les appliquer d'une manière plusprolongfée et à vouloir ériger en méUiode la forcipressure prolongée à l'aide des pinces hémostatiques, ce que je ne conteste nullement, en tant que les pinces restent appliquées au delà de la durée des opérations sur les gros vaisseaux.

A la question de principe, à la question de fait, des champions du soi-disant inventeur des pinces hémostatiques, abusés par une regrettable erreur et oublieux de la dignité confi^lemelle et sociale, ont répondu, en guise d'arguments péremploires , par des insinuations déloyales de poUtique et de personnahté. ■

H. P^n, de son côté, a remercié ces messieurs de leurs sottes incartades et de leurs calomnies «viriles et patriotiques! !

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