‹ De L'Hépatite Suppurée Des Pays ChaudsChapitre 16 sur 22 · RIT · texte numérisé non relu

RIT

Chez lui, en effet, il n’y a jamais eu de signes d’obstruction du canal cholédoque. La bile semble s'être toujours écoulée librement. Ainsi, pendant son séjour à l'hôpital, il n’a jamais présenté ni ictère, ni coliques hépatiques, ni selles décolorées, ni tumeur vésiculaire.

Ce malade à aussi offert cette particularité que son abcès est venu percer dans un espace intercostal sur la ligne mamelonnaire.

Or, les calculs biliaires sont évacués d'habitude à travers une fistule des parois abdominales; quelquefois par le

canal inguinal, l’ombilic, le clitoris même chez les femmes.

OBs. VII. — Dans cette observation, l’abcès du foie a été complètement méconnu.

Langlois, alcoolique, profondément impaludé, entre à l'hôpital de Libreville (Gabon) avec un violent état bilieux caractérisé par de lictère, des selles et des vomissements bilieux. La température est très élevée : 40°3.

Le troisième jour, on observe une douleur intense au niveau de l’hypochondre droit et de l'augmentation du volume du foie. La douleur hépatique est si vive que le moindre attouchement arrache des cris au malade. À la suite d'une application de vésicatoire (loco dolenti), la . douleur descend dans le flanc droit.

En résumé, violence au début, grande élévation thermique, état bilieux, ictère, augmentation du volume du foie, anxiété respiratoire, douleur aiguë dans l'hypochondre droit: voilà les principaux éléments symptomatologiques sur lesquels pouvait se baser le diagnostic.

Cet ictère et cet état bilieux sont rares dans les abcès du foie. Nous avons vu plus haut que l'intégrité des fonctions stomacales est la règle.

Lu D Il faut aussi noter la rapidité avec laquelle a évolué l'hépatite en cette circonstance, puisqu'elle a eu un dénouement fatal le onzième jour après que l’abcès s’est ouvert dans le péritoine. On avait d’ailleurs observé pendant la vie des signes de péritonite. Remarquons aussi que les selles ont été un instant sanguinolentes,et qu’ainsi la triple manifestation de l’intoxication miasmatique (fièvre intermittente, dysenterie, hépatite) s’est trouvée complète.

Ogs. VIII. — Le nommé Vasseur est afteint, au Tonkin, de dysenterie bientôt suivie d’hépatite, que révèlent des douleurs à l'épaule et au côté droits. Renvoyé en France : pour cette dernière affection, une pleurésie se déclare pendant la traversée.

. Comme dans la cinquième observation, la matité est très étendue dans le sens vertical, le cœur est fortement déjeté à gauche. Mais dans celle-ci, les différents procédés d'investigation ne donnaient aucun signe d’épanchement pleurétique, tandis que chez Vasseur l’inflammation de la plèvre est accompagnée de tous ses symptômes. Le trocart a pénétré à travers le sixième espace intercostal, dans la cavité pleurale,et n’a pas touché le foie. Dans le traitement, on s’adressait surtout à la pleurésie.

Cette dernière a été évidemment occasionnée par l’ouverture dans la plèvre de l’abcès du foie, ce qui est très fréquent. Ce quiest remarquable, c’est la large communication que nous avons trouvée entre la plèvre et la cavité de l’abcès hépatique.

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