‹ De L'Hérédité Dans La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 6 sur 28 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Puisque beaucoup d'auteurs font jouer à l’hérédité un rôle important dans l’étiologie de la luxation congénitale de la hanche, il nous semble nécessaire, avant d'aborder ce cas particulier, de dire ce que nous entendons par hérédité, quelles lois la régissent, et ce qu'il faut comprendre sous le nom de consanguinité.

Tout être vivant ressemble plus ou moins identiquement à ceux qui l'ont procréé; c'est là un fait d’obseivation journalière et connu de tout temps. On entend par hérédité la transmission au produit des attributs, des propriétés et des caractères spécifiques des créateurs : taille, forme du visage, couleur de la peau, etc. Mais l'hérédité ne consiste point uniquement en la transmission des caractères extérieurs de l'individu, des caractères morphologiques, elle comprend aussi la conformation interne de l’ètre organisé : l’hérédité régit toutes les formes de l’activité vitale. Quel que soit le mode de reproduction, un produit, daps ses principaux traits, est la copie de ses parents ou de ses ancêtres directs et il leur ressemble d'autant plus qu'ils sont plus rapprochés.

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À quelles lois obéit l’hérédité ?

L — La première est la tendance des parents à transmettre à leurs enfants leurs caractères physiques et moraux, l'existence de cette force, déjà connue d’'Hip- POCRATE, qui fait que nécessairement l'enfant ressemble à son père et à sa mère en quelque chose.

Telle est la loi de l'hérédité directe et immédiate.

IL. — Mais certains enfants peuvent ressembler d’une manière frappante à leurs ancêtres ou hériter de leurs qualités, sans ressembler à leurs proches parents. C'est la loi de l’hérédité en retour ou médiate, autrement appelée l’atavisme. Celle-ci peut être à son tour directe ou indirecte, l'enfant ressemblant à son aïeul ou à son oncle.

HE. — Il peut apparaitre chez les descendants certaines dispositions physiques ou mentales qui se manifestent chez eux au même âge que chez leurs ascendants.

IV. — Enfin, ilexiste une quatrième loi, plus importante pour nous, celle de la prépondérance dans la transmission des caractères. Elle peut être directe ou croisée, c’est-à-dire suivre le sexe ou s'effectuer d’un sexe sur le sexe contraire.

Or nous verrons que la luxation congénitale qui se transmet par les deux sexes frappe dans des proportions très notables de préférence le sexe féminin, tandis que d’autres malformations, les pieds bots, par exemple, sont plus fréquentes chez les garçons. La transmission des caractères est donc, pour le cas particulier, souvent directe pour les femmes qui trans-

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