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mettent la lésion à leurs descendantes et indirecte pour les hommes qui la transmettent aussi à leurs descendantes.
Nous devons distinguer :
1° Une hérédité vraie (provenant du germe).
2" Une hérédité fausse (pouvant être produite par des infections intra-utérines).
L'hérédité vraie pourra produire :
1° Des anomalies de forme (hérédité tératologique) telles que : le gigantisme, le nanisme, le bec de lièvre, et, comme nous le verrons, la Iuxation congénitale de la hanche.
2° Des prédispositions morbides générales (hérédité diathésique) tendance aux néoplasmes, à la tuberculose, à l’arthritisme.
Dans l'étude des malformations tératologiques on pourra encore établir un certain nombre de classes, distinctions chères aux auteurs allemands qui séparent autant qu'il leur est possible les lignées généalogiques.
L'hérédité vraie tératologique peut être :
{ Continue (sans sauter de génération); 1° Directe | Discontinue (sautant d’une génération à
| 2 ou à générations pl. loin — atavisme.) | Oncles.
2° Collatérale À c he ‘ousins.
Les attributs héréditaires pourront être transmis par les parents quel que soit leur sexe, et actuellement on n’accorde plus grande valeur à la théorie de l’hérédité croisée, d’après laquelle un individu transmet
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trait ses qualités à un descendant du sexe opposé au sien. L'hérédité peut donc être paternelle ou maternelle, mais il est facile de comprendre que les caractères transmis sont plus contestables du côté du père présumé que du côté de la mère, et comme le dit Piorny : “ Il n’en est pas des questions de médecine comme de celles du droit, relativement à la paternité. On ne peut toujours dire “ Is est filius quem nuptiæ “ demonstrant ,, de là une source de difficultés et d'erreurs dont on n'est pas toujours garanti ,.
Enfin, il est une question très importante, que certains auteurs ont mis en relief dans l’étiologie des malformations: c’est la consanguinité. On appelle ainsi l'accouplement constitué entre parents rapprochés. Plus la parenté est proche, plus la conjugaison des germes, au point de vue des énergies héréditaires se rapproche de la parthénogenèse. Le rôle de la consanguinité semble être de hâter la dégénérescence du produit en portant l'hérédité à sa plus haute puissance, les tares peuvent être doublées. Si les époux étaient parfaitement sains, si l'on pouvait, par sélection, arriver à supprimer toute tare héréditaire les mariages consanguins n'auraient aucune influence fàcheuse sur les produits, mais si la famille présente un vice héréditaire, celui-ci a beaucoup de chances d’être exalté. D'autre part, nous n'avons trouvé, dans nos observations, que très peu de mariages consanguins, qui ne semblent pas dans l’étiologie de la luxation congénitale de la hanche jouer un rôle plus important que celui d'exalter le vice familial.
Nous tiendrons compte dans notre travail de la dis-
tinction faite entre l’hérédité pure et l’hérédité familiale; cette dernière se rapporte au cas où l'on trouve Ia difformité chez plusieurs enfants sans que les parents en soient eux-mêmes atteints. Nous sommes aussi d'avis que l’on peut considérer comme des cas d'hérédité pure, ceux dans lesquels les ascendants ou les collatéraux des parents bien portants présentent des luxations congénitales, car ce type d'hécédité se rencontre dans beaucoup d’autres malformations. Enfin, nous avons compris comme cas héréditaires, ceux où plusieurs enfants de la même famille souffrent de luxation congénitale et dans les antécédents desquels nous avons trouvé des traces de cette difformité.
LU