I. — Luxations congénitales traumatiques
Dans ce groupe, nous devons faire rentrer non seu seulement les luxations produites pendant la vie intrautérine et résultant d’une attitude vicieuse du fœtus, d'une compression exagérée de l'utérus quand il y a peu de liquide amniotique, d’une trop forte adduction des fémurs, comme le voulaient DUPUYTREN, CRu- VEILHIER, ROSER, LORENZ, mais encore les luxations dues à un traumatisme obstétrical, à un accouchement par le siège comme l'avait déjà montré J.L. Perrr. BroDHURST reprenant cette idée s'était fait le champion le plus chaud de l’origine de la luxation congénitale de la hanche dans une violence produite au moment de l'accouchement. Enfin d’autres auteurs ont invoqué un choc porté sur l’abdomen ou une chute de la mère pendant sa grosseses.
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D'après M. Frœricn, l'examen radiographique dans ces cas, montre une cavité cotyloïide ayant une réelle profondeur, et un bord net:le toit a une direction d'une obliquité normale se rapprochant de l’horizontale. Ce sont des cas très favorables à l'opération qui donne un résultat fonctionnel parfait. Naturellement, ici, l'hérédité est très rarement signalée (4 fois sur 23 cas, M. FrœzLicu) et logiquement nous ne devrions la trouver jamais. La seule origine traumatique certaine nous dispense de toute recherche familiale. Mais aussi, combien de grossesses conduites à terme sans encombre, suivies d’'accouchements normaux ont donné naissance à des enfants luxés congénitalement !
Certainement la grande majorité.
IT. — Luxations pathologiques
Nous devons dans cette seconde catégorie mettre toutes les luxations congénitales ou du moins considérées comme telles, qui se sont produites pendant les premiers mois après la naissance jusqu'au commencement de la seconde année, par suite d’arthrite de l'articulation coxo-fémorale et qui souvent donnent lieu à des erreurs de diagnostic. “ L’ostéomyélite, qui peut évoluer sans fracas, sans abcès ou avec abcès, comme nous en avons rencontré plusieurs exemples et comme DrREHMaANx de Breslau en a publié quelques cas, peut aussi amener une luxation de la hanche , (Frœrica). Nous avons pensé qu'il nous suffisait d’en rapporter succinctement une observation typique publiée par M. Frœzicn dans la Revue Médicale de l'Est
en 1907,