‹ De l'hérédité dans les maladiesChapitre 18 sur 47 · Il résulte de tout ceci que rien ne renverse · texte numérisé non relu

Il résulte de tout ceci que rien ne renverse

encore la théorie de la transmission de certaines maladies héréditaires par des virus ou des vices de liquides ; la syphilis , la variole et quelques autres affections paraissent être dans ce cas ; mais ce n'est pas à dire pour cela qu'il en soit ainsi de toutes les maladies de famille; et il est, à coup sûr, un très grand nombre d'entre elles qui tiennent à des aptitudes organiques , à des circonstances d'organisation léguées par les parents. Nous nous sommes assez largement étendu dans les considérations précédentes ( nos 42, 43, 44 et suivans) pour nous dispenser d'y revenir.

1 1 0. Ici , comme dans la plupart des autres questions de médecine, embrassant un grand nombre de faits , il faut se donner garde d'adopter une idée exclusive, de vouloir tout expliquer par elle; car, sans cela , on tomberait dans de faux systèmes , on défigurerait ou on détournerait les faits pour les accommoder ou les plier à sa manière de voir, et on ferait preuve d'un mauvais esprit. On entend partout des gens crier au défaut de doctrine dans notre temps , au manque d'esprits supérieurs pour remonter à une toi ou à des lois générales de l'organisme : c'est faire, en cela, preuve de peu de réflexion. La meilleure des doctrines est de ne pas avoir de système arrêté; la meilleure manière d'étudier les faits , c'est de les décomposer; c'est de rechercher les phénomènes spéciaux qui les constituent , et d'anatomiser, pour ainsi dire, l'observation et les choses observées, pour arriver, s'il se peut, à l'interprétation de chaque phénomène. Les lois générales tiennent à la vie, et l'homme ne connaîtra jamais l'essence de la vie ï

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